Croissance australienne et politique de la RBA
Des données publiées plus tôt ont montré que le PIB australien (Produit intérieur brut, la valeur totale de ce que le pays produit) a progressé de 0,8% sur un trimestre (comparaison trimestre à trimestre) au T4 (quatrième trimestre), contre 0,6% attendu, avec une croissance annuelle à 2,6%, la plus élevée depuis trois ans. La Reserve Bank of Australia (RBA, banque centrale d’Australie) a relevé son taux directeur (taux d’intérêt de référence fixé par la banque centrale) à 3,85% en février. Aux États-Unis, les demandes initiales d’allocations chômage (nouvelles inscriptions au chômage) se sont établies à 213K (environ 213 000) contre 215K attendus, tandis que les demandes continues (personnes qui restent indemnisées) ont augmenté à 1,868M (environ 1,868 million). Les suppressions de postes annoncées (licenciements annoncés publiquement) ont été de 48,307K en février, en baisse par rapport à 108,435K en janvier et 172,017K un an plus tôt, tandis que les projets d’embauche (intentions de recrutement) ont chuté de 56% depuis le début de l’année. Les créations d’emplois du secteur privé selon l’ADP (estimation d’un organisme privé) ont augmenté de 63K en février contre 50K prévus, en hausse par rapport à 11K révisés. L’ISM Services PMI (indice d’activité des services, au-dessus de 50 = expansion) est monté à 56,1 contre 53,5 attendus. Le CME FedWatch (outil qui estime les probabilités de décision de la banque centrale américaine à partir des marchés) donnait 50,4% de chances d’aucun changement de taux en juillet, avec une première baisse attendue en septembre. Les tensions au Moyen-Orient, dont des frappes américaines et israéliennes sur l’Iran et la fermeture de fait du détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le pétrole), ont accru la demande de dollar américain, l’Iran niant des informations sur des discussions.Risques clés et données à venir
Les marchés surveillent les chiffres américains de vendredi: les Nonfarm Payrolls (NFP, créations d’emplois hors secteur agricole) et les ventes au détail de janvier. Compte tenu de cette perspective, certains traders peuvent envisager d’acheter des options de vente (« put ») sur l’AUD/USD. Une option est un contrat qui donne un droit, sans obligation. Un put donne le droit de vendre la paire à un prix fixé à l’avance, ce qui peut rapporter si la baisse continue. Cela peut servir à miser sur une nouvelle baisse ou à protéger une position acheteuse existante. Avec le VIX (indice de volatilité, souvent présenté comme un « baromètre de la peur » sur les marchés) autour de 18, les primes d’options (le prix à payer pour acheter l’option) sont plus élevées qu’il y a quelques mois. Pour réduire ce coût, certains peuvent regarder les « bear put spreads » (stratégie en deux options): acheter un put et vendre un autre put avec un prix d’exercice plus bas. Cela limite le gain possible, mais réduit fortement le coût initial. À l’inverse, une faiblesse inattendue des prochaines données d’inflation américaines pourrait provoquer un retournement rapide. Pour s’y préparer, détenir un petit nombre d’options d’achat (« call ») très éloignées du prix actuel (« out-of-the-money »: elles n’auraient de valeur que si le cours monte beaucoup) peut servir de protection à faible coût. Cela protège contre une hausse brusque si les attentes sur la Fed (banque centrale américaine) changent.
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