Choc d’offre dans le Golfe
Le ministre de l’Énergie du Qatar, Saad Sherida Al‑Kaabi, a déclaré au Financial Times que les producteurs du Golfe pourraient arrêter leurs exportations d’ici quelques semaines. Le journal indique que le pétrole pourrait monter à 150 $ le baril. The Telegraph a rapporté que le président américain Donald Trump a décrit la hausse du pétrole comme un « très petit prix à payer » dans le cadre de la défaite de l’Iran. Trump a aussi écrit que l’Iran devait se rendre sans conditions et qu’il aiderait ensuite à choisir le prochain dirigeant de l’Iran. La guerre avec l’Iran est entrée dans sa deuxième semaine, sans date de fin annoncée. Mojtaba Khamenei a été nommé guide suprême un peu plus d’une semaine après qu’Ali Khamenei a été tué lors de frappes américano-israéliennes.Positionnement sur les dérivés et risque
Avec le WTI au-dessus de 110 $, l’attention se porte sur des stratégies haussières avec des dérivés (des produits financiers dont la valeur dépend du prix du pétrole). On observe une forte hausse des achats d’options d’achat (« call », un contrat qui donne le droit d’acheter à un prix fixé), surtout avec des prix d’exercice (le prix fixé dans le contrat) à 120 $ et 130 $, et des échéances (date de fin) dans les deux prochains mois. L’indice CBOE de volatilité du pétrole (OVX), un indicateur clé des variations attendues du prix, a dépassé 60, ce qui montre une incertitude extrême et rend les options très chères (la « prime » est le prix payé pour l’option). Il faut se souvenir de la réaction des prix après le début de la guerre en Ukraine en 2022, quand le pétrole a brièvement atteint des niveaux similaires avant un pic proche de 130 $. Avec la fermeture du détroit d’Hormuz, un passage stratégique par lequel transite environ 20 % de l’offre mondiale, l’objectif de 150 $ le baril paraît plus crédible. Cet exemple du passé suggère que la hausse actuelle peut continuer tant que le conflit s’aggrave. Sur le marché des contrats à terme (des contrats pour acheter ou vendre plus tard à un prix fixé), on voit une backwardation extrême (les prix proches sont plus élevés que les prix plus lointains), ce qui signale un manque immédiat d’offre. L’écart de prix entre le contrat d’avril (le premier mois) et celui de mai dépasse 5 $, un niveau pas vu depuis les chocs d’offre de 2025. Cette situation encourage à garder des positions acheteuses (« long », parier sur la hausse) et montre que le marché physique (livraisons réelles de pétrole) est très tendu. Malgré la hausse, le risque d’un retournement rapide si la situation se calme rend la couverture indispensable (se protéger contre une baisse). Certains traders achètent des options de vente (« put », droit de vendre) très loin du prix actuel (très « hors de la monnaie », donc avec un prix fixé très bas) pour se protéger à moindre coût contre un accord de paix soudain ou une libération coordonnée des réserves stratégiques de pétrole (stocks d’urgence des États). La volatilité implicite (la volatilité attendue intégrée dans le prix des options) est élevée, ce qui rend ces protections coûteuses, mais elles peuvent être nécessaires si la situation politique change brusquement. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.
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