Positionnement plus prudent
La baisse de la production industrielle allemande s’accélère, ce qui indique un affaiblissement économique plus marqué dans la plus grande économie d’Europe. Le passage de -0,6 % à -1,2 % sur un an suggère d’adopter une approche plus prudente. Cela montre que les entreprises clés de l’économie allemande sont en difficulté. Dans ce contexte, il faut envisager une protection contre une baisse des actions allemandes. L’indice DAX (principal indice boursier allemand) est particulièrement exposé, car il est fortement composé de grands groupes industriels et manufacturiers. Ouvrir des positions vendeuses sur des contrats à terme DAX (produits financiers pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) ou acheter des options de vente, dites « puts » (droit de vendre à un prix fixé) peut aider à se protéger contre une nouvelle baisse du marché dans les prochaines semaines. Cette analyse est soutenue par les dernières données de février du PMI manufacturier (indice basé sur des enquêtes auprès des entreprises, qui mesure l’activité du secteur), qui ressort à 45,2, un niveau de contraction (en dessous de 50, l’activité recule). Cela confirme que la tendance négative ne se limite pas à janvier, mais continue. Cela indique que les nouvelles commandes sont faibles et que la confiance des entreprises est basse dans tout le secteur. La faiblesse en Allemagne devrait peser sur la monnaie unique. Une Allemagne qui ralentit freine l’ensemble de l’économie de la zone euro, ce qui donne une perspective baissière pour l’euro. Il faut donc s’attendre à une poursuite de la faiblesse de la paire EUR/USD (taux de change entre l’euro et le dollar américain). Des coûts de l’énergie durablement élevés sont un facteur majeur : les contrats à terme sur le gaz naturel européen (prix pour une livraison future) se négocient encore à plus de 30 % au-dessus de leurs moyennes d’avant 2024. Cela continue de réduire les profits des industries très consommatrices d’énergie, ce qui baisse directement leur production. Ce problème de fond ne montre pas de solution rapide.Conséquences pour les taux et les obligations
Ces mauvaises données économiques rendent beaucoup moins probable une hausse des taux par la Banque centrale européenne (BCE, l’institution qui fixe les taux directeurs de la zone euro). En fait, les marchés de taux (prix des produits financiers liés aux taux d’intérêt) estiment maintenant à moins de 10 % la probabilité d’une hausse des taux de la BCE d’ici le milieu de l’année. Cela favorise des positions acheteuses sur les contrats à terme d’obligations d’État allemandes (produits liés aux obligations publiques), qui profitent d’un mouvement vers les placements jugés plus sûrs et d’une politique monétaire accommodante (qui tend à maintenir les taux bas).
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