Signaux techniques de tendance
Sur le plan technique, le DXY reste au-dessus de la moyenne mobile exponentielle (EMA, moyenne qui donne plus de poids aux prix récents) à 200 jours, proche de 99,00, ce qui soutient une poursuite de la hausse. Le MACD (indicateur de momentum basé sur la différence entre deux moyennes mobiles) est en zone positive, avec la ligne MACD au-dessus de la ligne de signal (ligne de référence du MACD) et un histogramme (barres montrant l’écart entre les deux lignes) légèrement positif. L’indice de force relative (RSI, indicateur qui mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix) est à 68, juste sous la zone de surachat (niveau où l’on considère souvent que le prix est monté trop vite). Un support (zone de prix où la baisse a tendance à s’arrêter) se situe à 99,00, avec un support secondaire autour de 98,80 si 99,00 casse. La résistance (zone de prix où la hausse a tendance à buter) se trouve près de 99,80, puis autour de 100,20. Un passage au-dessus de 100,20 pourrait viser 100,80, tandis qu’une baisse sous 99,00 pourrait rendre la tendance plus neutre.Changement de régime du marché
Nous avons vu le DXY monter fortement fin 2025, en dépassant la moyenne mobile à 200 jours alors que les tensions géopolitiques augmentaient. Cet élan a porté le DXY vers 99,70, avant de ralentir près de la zone de résistance à 100,20. Début mars 2026, la situation est moins lisible, car les facteurs de départ évoluent. L’idée d’une inflation très forte qui a soutenu le dollar est désormais remise en question. La semaine dernière, l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation pour les ménages) de février 2026 a montré un léger ralentissement à 3,1%, surprenant ceux qui attendaient une accélération. Après ces données, le marché anticipe de nouveau une baisse de taux de la Fed de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) d’ici le troisième trimestre, ce qui pèse sur le dollar. Comme le DXY se maintient juste au-dessus du support important à 99,00, l’incertitude augmente. Cela se voit via une volatilité implicite (niveau de variation attendu par le marché, déduit du prix des options) plus élevée sur les options DXY. Les traders peuvent envisager des stratégies qui profitent d’un mouvement fort dans un sens ou dans l’autre, comme un straddle long (acheter une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice et à la même échéance, pour profiter d’un grand mouvement). À l’inverse, une cassure sous 99,00 signalerait un retournement de tendance important. Dans ce cas, on peut envisager d’acheter des options d’achat (call options, droit d’acheter à un prix fixé) sur des devises comme l’euro et la livre sterling. Des données récentes de la BCE (Banque centrale européenne) montrent par exemple que le PMI manufacturier de la zone euro (indice basé sur des enquêtes auprès des entreprises; au-dessus de 50 = expansion, en dessous de 50 = contraction) est monté à 50,8, première lecture en expansion depuis plus d’un an, donnant à l’euro un argument pour se renforcer face à un dollar plus faible. On peut comparer avec mi-2022: une hausse semblable du dollar, portée par l’inflation et les conflits, avait fini par s’essouffler puis corriger fortement. Cela montre que les tendances solides peuvent se retourner vite quand le récit dominant change. Se positionner pour une baisse possible, même comme couverture (position destinée à réduire le risque), reste prudent. Ainsi, le niveau clé à surveiller est 99,00 sur le DXY, qui correspond approximativement à 1,0900 sur EUR/USD (taux de change euro/dollar). Acheter des options de vente DXY (put options, droit de vendre à un prix fixé) avec un prix d’exercice (strike, prix fixé dans le contrat) autour de 98,80 permet de se positionner avec un risque limité pour une cassure. Cette approche protège le capital tout en offrant un potentiel intéressant si la hausse du dollar de fin d’année se défait.
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