Philip Wee de DBS affirme que l’attrait du dollar en tant que valeur refuge s’affaiblit, malgré l’aversion au risque, la hausse des prix du pétrole et les tensions

by VT Markets
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Mar 9, 2026
Le dollar américain n’a pas été soutenu par l’« aversion au risque » (les investisseurs deviennent prudents et privilégient des actifs jugés plus sûrs) le vendredi 6 mars, même si le Brent (pétrole de référence) est monté au-dessus de 90 USD par baril pendant la guerre Israël–États-Unis–Iran. Cela a montré une demande plus faible pour le dollar comme « valeur refuge » (monnaie recherchée en période de stress) lors des tensions géopolitiques et de la hausse du pétrole. Les données américaines ont aussi pesé sur la monnaie après que les créations d’emplois non agricoles de février (« nonfarm payrolls », l’indicateur mensuel du nombre d’emplois créés hors agriculture) ont déçu, à -92 000 contre +55 000 attendu par le consensus (prévision moyenne du marché). Cette surprise a remis en cause l’idée d’un marché du travail solide qui avait soutenu la « pause prolongée » (période sans hausse ni baisse) de la Réserve fédérale (Federal Reserve, banque centrale des États-Unis) sur les taux.

Évolution des attentes de politique monétaire

Dans le même temps, les marchés ont retiré l’idée de deux baisses de taux de la Banque d’Angleterre (banque centrale du Royaume-Uni) et ont intégré deux hausses de taux de la Banque centrale européenne cette année. Ce changement a renforcé l’attention sur les différences de politique monétaire (écart de direction des taux) entre les États-Unis, le Royaume-Uni et la zone euro. L’instabilité politique à Washington a aussi été mentionnée, des changements dans l’exécutif réduisant la perception d’une gouvernance stable. Le dollar pourrait subir une pression supplémentaire si la hausse des rendements des bons du Trésor américain (taux d’intérêt des obligations d’État) est davantage liée aux inquiétudes sur la solidité des finances publiques qu’à l’inflation. En revenant au début de 2025, la perte du statut traditionnel de valeur refuge du dollar a été un tournant pour notre stratégie. Nous avons vu la monnaie ne pas monter malgré la flambée du pétrole et le conflit géopolitique, un signal que les forces du marché changeaient. Cette rupture avec les habitudes historiques a rendu les anciennes hypothèses inutiles. Le rapport négatif de février 2025 sur les emplois non agricoles aux États-Unis, montrant une perte inattendue de 92 000 emplois, a été la première fissure importante dans le récit d’une économie américaine solide. La tendance a continué, avec un taux de chômage (part des personnes sans emploi parmi celles qui en cherchent) passant progressivement de 3,9 % à 4,5 % fin 2025. Cette faiblesse durable du marché du travail a maintenu la Réserve fédérale dans une posture défensive (prudente) tout au long de l’année passée.

Conséquences pour la stratégie de trading

La divergence de politique monétaire (écart entre banques centrales) que nous attendions s’est matérialisée et continue d’influencer les marchés des changes. Alors que la Banque centrale européenne a bien augmenté ses taux deux fois en 2025 pour freiner l’inflation, l’affaiblissement des données américaines a forcé la Réserve fédérale à changer de cap, avec une baisse de taux en janvier 2026. Cet écart de politique a été le principal moteur de la hausse de la paire EUR/USD (taux de change euro/dollar) d’environ 1,08 vers sa zone actuelle au-dessus de 1,15. Pour les prochaines semaines, les traders peuvent envisager d’acheter des options d’achat (« call », contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur des paires comme AUD/USD et EUR/USD afin d’obtenir une exposition amplifiée (effet de levier : gains et pertes potentiels plus grands) à la poursuite de la faiblesse du dollar. Avec une volatilité (ampleur des variations de prix) toujours élevée sur le marché des changes, ces options permettent de suivre la tendance tout en limitant clairement le risque. L’idée est de se positionner pour un dollar qui ne profite plus de la prudence des investisseurs. L’attention s’est désormais déplacée des simples indicateurs d’inflation vers la question plus large de la solidité des finances publiques américaines. Avec un ratio dette/PIB (dette publique comparée à la taille de l’économie) désormais au-dessus de 135 %, en forte hausse sur un an, des rendements du Trésor plus élevés sont de plus en plus interprétés comme une prime de risque (surcoût exigé pour compenser un risque) plutôt que comme un signe de force économique. Ce problème structurel suggère que la direction la plus probable du dollar reste à la baisse. L’utilisation de contrats à terme (« futures », accords standardisés pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) pour se couvrir (réduire un risque) ou conserver des positions vendeuses (parier sur la baisse) contre l’indice du dollar américain (DXY, mesure du dollar face à un panier de grandes monnaies) reste une stratégie centrale. La baisse de l’indice de plus de 104 début 2025 à environ 98 aujourd’hui confirme ce scénario baissier. Nous pensons que tout rebond à court terme du dollar sera vendu, car des données économiques faibles et les inquiétudes budgétaires limitent une hausse durable.

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