HSBC Asset Management déclare que les tensions géopolitiques ont fait grimper les prix du pétrole, accru la volatilité et entraîné une rotation dans un contexte de risques pesant sur la croissance.

by VT Markets
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Mar 9, 2026
HSBC Asset Management affirme que les récentes tensions géopolitiques ont fait monter les prix du pétrole et augmenté la volatilité des marchés (c’est‑à‑dire des variations de prix plus fortes et plus rapides). Elle décrit deux scénarios : un choc court qui laisse les prévisions actuelles de croissance (augmentation de l’activité économique) et de bénéfices (profits des entreprises) inchangées, et une hausse plus longue au‑dessus de 100 USD qui pourrait affaiblir la croissance, les bénéfices et les valorisations des actions (niveau de prix des actions par rapport aux profits attendus). Le rapport indique que l’effet dépend de l’ampleur, de la vitesse et de la durée du mouvement, et que les résultats varient selon les pays. Dans le premier cas, le risque géopolitique diminue et l’offre mondiale reste élevée, donc la perturbation est temporaire et le scénario central peut se poursuivre.

Scénarios de choc pétrolier et impact sur le marché

Il ajoute que la croissance pourrait être soutenue par des mesures publiques de soutien (décisions des gouvernements et banques centrales pour aider l’économie), une hausse plus large des bénéfices (plus d’entreprises qui améliorent leurs profits) et un boom des dépenses d’investissement liées à l’IA (dépenses en équipements, centres de données et logiciels pour l’intelligence artificielle). Dans le second cas, une hausse durable de plus de 20 USD, ou un pétrole au‑dessus de 100 USD comme en 2022, pourrait davantage nuire à la croissance et réduire les profits ainsi que les multiples de valorisation (le « multiple » est un chiffre comme le P/E qui relie le prix aux bénéfices). HSBC modélise aussi un choc durable de +10 USD sur le pétrole et conclut que les économies développées auraient des effets assez similaires sur la croissance et l’inflation (hausse générale des prix). Elle précise que les marchés émergents (pays en développement financier et économique) auraient des résultats plus variés, tandis que certains actifs américains sont « valorisés comme si tout allait parfaitement se passer » et que d’autres régions affichent des écarts de valorisation pouvant offrir un certain amortisseur. Avec le pétrole WTI (référence américaine du pétrole) monté à 92 $ le baril cette semaine, sur fond de tensions renouvelées dans le détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le transport de pétrole), nous faisons face à deux scénarios de choc pétrolier. La question des prochaines semaines est de savoir s’il s’agit d’un épisode temporaire ou du début d’un mouvement durable vers 100 $. Notre réponse doit être prête pour les deux, car les effets sur l’ensemble du marché sont importants. Si nous pensons que ce risque géopolitique va s’atténuer et que l’offre restera solide, alors des stratégies avec options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) qui misent sur une baisse des prix sont intéressantes. Cela peut consister à vendre des call spreads (stratégie d’options qui encaisse une prime en vendant une option d’achat et en en achetant une autre à un prix plus élevé, pour limiter le risque) sur des contrats à terme sur le pétrole (contrats pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) avec des prix d’exercice (prix fixé dans le contrat) autour de la zone des 90 $ élevés, afin de profiter d’un retour vers le milieu des 80 $. Cette vision suppose que les politiques de soutien et les bénéfices élevés observés jusqu’en 2025 peuvent absorber cette brève perturbation.

Positionnement et approches de couverture

Cependant, si cette hausse dure, il faut considérer le risque pour la croissance. Nous nous rappelons la baisse de la demande et l’agitation des marchés lorsque le pétrole a dépassé 100 $ en 2022. Avec les données de février sur le CPI (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) montrant une inflation « de base » à 3,1 % (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation), un choc pétrolier durable limiterait fortement la capacité de la banque centrale à soutenir l’économie. Dans ce scénario plus négatif, des options de vente de protection (puts : droit de vendre à un prix fixé, utile quand le marché baisse) sur de grands indices comme le S&P 500 (indice boursier des 500 plus grandes entreprises américaines) deviennent essentielles. Le marché américain est particulièrement exposé, avec le P/E prévisionnel (ratio prix/bénéfices attendus, mesure de cherté) du S&P 500 proche de 22x, ce qui signifie qu’il est valorisé comme si tout devait bien se passer. Se couvrir via des options est prudent, car une crainte de ralentissement peut rapidement remettre en cause ces valorisations élevées. En arrière‑plan, notre analyse en 2025 a souligné l’écart de valorisation entre les marchés américains et d’autres régions, ce qui offre une opportunité. L’indice MSCI Emerging Markets (indice d’actions des marchés émergents) se traite à un P/E prévisionnel beaucoup plus faible, autour de 13x, offrant un amortisseur relatif. Une stratégie « paire » avec options (miser sur un actif et parier contre un autre) qui favorise des ETF de marchés émergents (fonds cotés en bourse qui répliquent un indice) plutôt que des indices américains plus chers pourrait bien fonctionner si des prix élevés de l’énergie commencent à peser sur la croissance mondiale.

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