Données clés et événements liés aux banques centrales
Mercredi apporte l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation côté ménages) américain de février, attendu à 0,3 % sur un mois (MoM, par rapport au mois précédent) et 2,4 % sur un an (YoY, par rapport à l’an dernier). Jeudi inclut la production industrielle britannique de janvier et un discours du gouverneur de la BoE, Andrew Bailey. Vendredi, le PIB (GDP, production totale de l’économie) britannique de janvier est attendu à 0,2 % sur un mois, avec la production manufacturière également vue à 0,2 % sur un mois. Les États-Unis publient l’inflation PCE sous-jacente (core PCE, indicateur d’inflation suivi de près par la Fed, hors éléments très variables) de janvier à 0,4 % sur un mois et 3 % sur un an, le PIB du T4 à 1,4 % en rythme annualisé (converti comme si cela durait un an), et le sentiment des consommateurs de l’Université du Michigan (UoM) de mars à 55. GBP/USD se traite à 1,3431, sous l’EMA à 50 jours et au-dessus de l’EMA à 200 jours, avec une résistance (zone où le prix a du mal à monter) près de 1,3490 et un support (zone où le prix a du mal à baisser) à 1,3400 et 1,3360. Les niveaux cités incluent 1,3550, 1,3680, 1,3375 et 1,3300. GBP/USD est actuellement coincé dans une phase de consolidation (marché qui oscille sans tendance claire), autour de 1,3400 et de la moyenne mobile à 200 jours. Cette action des prix (mouvement du prix) hésitante, avec de nombreuses publications économiques majeures cette semaine, suggère de se préparer à une forte hausse de la volatilité (ampleur des variations de prix). L’enjeu est moins de choisir un sens que de se préparer à une sortie de range (cassure hors de la zone actuelle). Le tableau de fond pour le Royaume-Uni a fortement changé à cause de la crise du détroit d’Ormuz, qui a fait chuter les attentes d’une baisse de taux de la BoE. On a déjà vu ce scénario : lors du choc des prix de l’énergie en 2022, les banques centrales ont dû garder les taux élevés plus longtemps pour freiner l’inflation, ce qui soutenait leurs monnaies. Avec moins de 20 % de probabilité de baisse ce mois-ci, la livre a pour l’instant un socle (niveau de soutien) solide.Positionnement via options pour jouer une cassure
De l’autre côté, le CPI américain de mercredi et les données PCE de vendredi sont des événements clés qui influenceront le dollar. L’inflation est restée résistante : le CPI américain de janvier 2024 est ressorti à 3,1 %, au-dessus des attentes, montrant que les surprises de données peuvent secouer les marchés. Une inflation plus forte que prévu cette semaine renforcerait l’idée de la Réserve fédérale (Federal Reserve, banque centrale des États-Unis) de garder des taux élevés plus longtemps, et pourrait faire baisser GBP/USD jusqu’à tester des supports importants. Dans ce contexte, on peut envisager des stratégies qui gagnent si le prix bouge fortement dans un sens ou dans l’autre. Avec une volatilité implicite (estimation par le marché de la volatilité future, intégrée dans le prix des options) à un mois sur GBP/USD autour de 7,5 %, les options (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) ne sont pas particulièrement chères, ce qui peut offrir une opportunité. Acheter un straddle (achat d’un call et d’un put au même prix d’exercice) ou un strangle un peu plus large (call et put avec des prix d’exercice différents), centré autour de 1,3400, permettrait de gagner si la paire monte fortement après un discours accommodant (dovish, favorable à des taux plus bas) de la BoE ou chute après une inflation américaine plus élevée. Les niveaux techniques clés à surveiller sont la résistance à 1,3490 et le support près de 1,3360, ce qui en fait des prix d’exercice (strike, prix fixé dans le contrat d’option) logiques pour un strangle. Une clôture journalière nette au-delà de l’une de ces barrières est le déclencheur probable d’un mouvement durable. Il faut aussi garder à l’esprit que si la paire reste dans son range après les données de la semaine, l’érosion du temps (time decay, baisse de valeur des options avec le temps) réduira la valeur de ces positions acheteuses d’options. Par le passé, on a vu des consolidations similaires fin 2025, cassées par des commentaires inattendus de banques centrales. Le resserrement actuel de l’action des prix semble familier et suggère que le marché accumule de l’énergie pour la prochaine grande impulsion. Donc, être positionné pour une hausse de volatilité paraît plus prudent que de parier sur une direction précise à très court terme.
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