Titres au Moyen-Orient et pression sur les prix
Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il prévoyait de lever les sanctions liées au pétrole et que la guerre avec l’Iran se réglerait « très bientôt ». Ces propos ont réduit la crainte d’un conflit long au Moyen-Orient, ce qui a fait baisser le WTI. Le détroit d’Ormuz est resté quasiment fermé, sans plan définitif pour protéger les navires qui l’empruntent. Environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole passe par ce détroit, et une perturbation des livraisons de carburant pourrait soutenir le WTI à court terme. Les marchés attendaient aussi le rapport de l’American Petroleum Institute (API, organisme américain qui publie une estimation des stocks de pétrole) prévu plus tard mardi. Une baisse des stocks plus forte que prévu peut indiquer une demande plus solide, tandis qu’une hausse plus importante peut signaler une demande plus faible ou trop d’offre.Réserves plus basses et filet de sécurité plus mince
Contrairement à l’an dernier, il faut se méfier de l’idée qu’une libération coordonnée des réserves d’urgence suffira à freiner une éventuelle flambée des prix. Les réserves stratégiques mondiales de pétrole (stocks publics gardés pour les crises), surtout aux États-Unis, sont maintenant au plus bas depuis 50 ans après des diminutions régulières, y compris une grande libération pendant la crise d’Ormuz en 2025. Le monde a donc moins de marge pour encaisser un nouveau choc d’offre (baisse soudaine de pétrole disponible), ce qui rend le marché plus fragile qu’il ne l’était il y a un an. Ce stress se voit sur le marché des options (contrats qui donnent le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé), où la volatilité implicite (niveau d’instabilité attendu par le marché) monte. Le CBOE Crude Oil Volatility Index (OVX, indice qui mesure la volatilité attendue du pétrole via les prix des options) a progressé de plus de 15 % le mois dernier pour atteindre 38, signe que les traders (intervenants de marché) anticipent davantage de fortes variations de prix dans les prochaines semaines. Cela rend la protection plus chère, par exemple avec des options de vente à longue échéance (put, droit de vendre plus tard), mais parfois nécessaire pour ceux qui sont très exposés à la hausse (position acheteuse importante). Vu la volatilité en hausse, les traders peuvent envisager des stratégies adaptées, comme acheter des options d’achat (call, droit d’acheter plus tard) pour profiter d’une hausse possible en cas de rupture d’approvisionnement. Une alternative moins coûteuse consiste à utiliser des « bull call spreads » (combinaison de deux options d’achat pour limiter le coût et le risque tout en gardant un biais haussier). Le risque reste orienté vers la hausse tant que les tensions géopolitiques persistent sans solution claire. Les données de base (offre/demande) vont dans le sens de cette prudence plutôt positive, car les chiffres récents montrent un marché qui se tend. Les cinq derniers rapports hebdomadaires de l’EIA (Energy Information Administration, agence américaine de l’énergie) ont montré une baisse cumulée des stocks de pétrole brut de plus de 15 millions de barils, ce qui indique que la demande dépasse l’offre. Cette tension signifie qu’une perturbation imprévue de l’offre pourrait avoir un effet plus fort sur les prix, contrairement au marché plus équilibré d’avant la flambée de 2025.
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