Signaux d’une pression déflationniste en hausse
Le fait que les prix à la production en Italie reculent davantage à -1,6 % en janvier indique qu’une pression déflationniste (baisse générale des prix) se renforce dans la troisième économie de la zone euro. Cela suggère une demande plus faible et peut être un signal précoce d’une baisse de l’inflation des prix à la consommation (hausse des prix payés par les ménages) plus tard. Nous observons aussi que l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’évolution des prix pour les ménages) de la zone euro a ralenti à 2,4 % le mois dernier, restant sous l’objectif de la banque centrale pour le cinquième mois de suite. Ce type de données met directement en cause la position actuelle de la Banque centrale européenne (BCE, l’institution qui fixe les taux d’intérêt dans la zone euro) qui consiste à maintenir les taux d’intérêt (le “prix” de l’argent pour emprunter) inchangés. Après avoir gardé les taux stables pendant 2025 pour s’assurer que l’inflation était maîtrisée, cette faiblesse persistante des prix augmente la probabilité d’un changement de politique. Les swaps de taux d’intérêt (contrats financiers qui servent à parier sur, ou se protéger contre, l’évolution des taux) intègrent désormais une probabilité de plus de 70 % d’une baisse des taux de la BCE d’ici juin, en forte hausse par rapport à il y a un mois. Pour nos positions en actions, il faut tenir compte de deux effets possibles sur le marché. Une économie qui ralentit pèse sur les bénéfices des entreprises, ce qui rend des options de vente (put, contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé, souvent utilisé pour se protéger) sur l’indice italien FTSE MIB (indice boursier des principales actions italiennes) une couverture prudente. À l’inverse, la forte probabilité d’un soutien de la banque centrale peut alimenter une hausse, donc nous évaluons aussi des options d’achat (call, contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur l’indice plus large EURO STOXX 50 (indice d’actions des grandes entreprises de la zone euro) pour profiter d’une possible hausse.Conséquences pour l’euro et les taux
L’euro est aussi au centre de l’attention, car la perspective de baisses de taux plus tôt que prévu devrait affaiblir la monnaie. L’écart de taux d’intérêt (différence entre les taux de deux zones) avec les États-Unis s’élargit, car des données récentes du Bureau of Labor Statistics (organisme public américain qui publie des statistiques sur l’emploi) ont montré une croissance de l’emploi plus forte que prévu, ce qui suggère que la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) gardera des taux plus élevés plus longtemps. Nous nous positionnons donc pour une possible baisse de l’EUR/USD (taux de change euro/dollar) en examinant des options de vente ou la vente à découvert (vendre un actif qu’on ne possède pas pour tenter de le racheter plus bas) de contrats à terme (futures, contrats standardisés pour acheter ou vendre plus tard à un prix fixé) sur l’euro.
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