Les importations de cuivre brut reculent
Les importations de cuivre brut et de produits en cuivre ont baissé de 16% sur un an. Ces envois ont atteint environ 350 mille tonnes par mois, en dessous des derniers mois. Les tendances d’importation suggèrent une hausse de la production de cuivre en Chine. Cela arrive même si les frais de traitement et de raffinage (montants payés entre mines et fonderies pour transformer le minerai en métal) sont restés négatifs en février, ce qui veut dire que les fonderies (usines qui fondent le métal) ont payé un supplément aux mines pour pouvoir raffiner le cuivre. Des risques sur l’offre sont aussi signalés pour le Congo, qui représente 14% de la production mondiale de minerai de cuivre. Un blocage lié à l’Iran a limité les exportations de soufre (matière utilisée pour fabriquer de l’acide sulfurique) depuis le Golfe via le détroit d’Ormuz, ce qui pourrait réduire la disponibilité d’acide sulfurique (produit chimique clé pour extraire le cuivre) et perturber l’activité minière dans les prochaines semaines.Surveiller l’évolution de l’offre au Congo
Le principal élément à surveiller dans les prochaines semaines sera la situation de l’offre en République démocratique du Congo, responsable de 14% de la production mondiale de cuivre. Un blocage continu des exportations de soufre depuis le Golfe menace directement l’approvisionnement en acide sulfurique nécessaire à l’extraction du cuivre dans la région. Les premières données pour février 2026 montrent déjà une baisse de 2% des exportations de cuivre de la RDC, ce qui suggère que ces contraintes deviennent concrètes. Cette situation de marché soutient une position haussière (parier sur une hausse des prix) sur les contrats à terme (accords pour acheter ou vendre plus tard à un prix fixé) et les options (droit d’acheter ou de vendre, sans obligation). Il faudrait envisager l’achat d’options d’achat à court terme (options qui gagnent de la valeur si le prix monte), en ciblant les contrats de mai et juin 2026 pour profiter d’éventuelles hausses liées à de nouvelles perturbations de l’offre. Cette approche limite le risque, car la perte maximale est le prix payé pour l’option. Étant donné que le cuivre au LME (London Metal Exchange, bourse des métaux à Londres) se stabilise autour de 9 550 $ par tonne, un spread haussier sur options d’achat (acheter une option d’achat et vendre en même temps une autre option d’achat à un prix d’exercice plus élevé, avec la même échéance) peut être une stratégie plus prudente pour réduire le coût d’entrée. Cette stratégie profite d’une hausse modérée du prix, ce qui paraît probable. Nous avons vu un scénario proche au second semestre 2025, quand les inquiétudes sur la production au Pérou et au Chili ont fait monter les prix malgré une demande stable. Cette hausse a montré à quelle vitesse le marché réagit quand une grande source d’offre est menacée alors que la consommation reste solide. La situation actuelle au Congo rappelle cette période de hausse.
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