Conflit régional et risque sur l’offre
Les Forces de défense israéliennes ont déclaré avoir lancé une nouvelle vague de frappes sur l’Iran, avec des explosions signalées à Téhéran. Israël a aussi tiré davantage de missiles vers le Liban, visant des infrastructures liées au Hezbollah (groupe armé et mouvement politique libanais) dans le sud de Beyrouth. Le US Central Command (CENTCOM, commandement militaire américain responsable notamment du Moyen-Orient) a déclaré que l’armée américaine avait « éliminé » 16 navires iraniens poseurs de mines près du détroit d’Ormuz (passage maritime stratégique par lequel transite une grande partie du pétrole mondial) mardi. Le président Donald Trump a averti que toute mine placée dans le détroit devait être retirée immédiatement. Des responsables américains ont indiqué mardi que les opérations militaires s’intensifiaient, avec peu de chances de négociations diplomatiques. Trump a déclaré tard lundi que le conflit pourrait se terminer bientôt. L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït et l’Irak ont réduit la production de plus de 6 millions de barils par jour, car le détroit d’Ormuz reste pratiquement fermé. La plus grande raffinerie des Émirats arabes unis a aussi arrêté ses activités après une attaque de drone (appareil volant sans pilote).Volatilité du marché et positionnement
On observe un affrontement classique entre un choc majeur d’offre (baisse soudaine du pétrole disponible) et une réponse politique importante, ce qui crée une très forte volatilité (variations rapides et importantes des prix). Le marché se concentre sur la possible libération record des réserves de l’AIE, mais la réalité est que plus de 6 millions de barils par jour ne sont plus disponibles. La fermeture du détroit d’Ormuz, à elle seule, touche environ un cinquième de la consommation quotidienne mondiale de pétrole, un facteur plus puissant et plus durable qu’un prélèvement temporaire de réserves (utilisation ponctuelle de stocks d’urgence). Cette incertitude extrême indique des mouvements de prix très brusques, ce qui augmente le coût des options (contrats financiers donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé). Nous anticipons une hausse de l’indice de volatilité du pétrole brut de la CBOE, l’OVX (indice qui mesure l’ampleur des variations attendues du prix du pétrole à partir des prix des options), comme lors du début de conflits géopolitiques les années précédentes, par exemple début 2022. Des stratégies sur produits dérivés (contrats financiers liés au prix du pétrole) qui gagnent quand les fluctuations augmentent, comme l’achat d’un straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix) ou d’un strangle (achat d’une option d’achat et d’une option de vente à des prix différents), peuvent être envisagées pour profiter de mouvements forts dans un sens ou dans l’autre. Même si le prélèvement proposé par l’AIE est plus grand que celui de 2022, il faut rappeler que les réserves stratégiques ne sont pas illimitées. En 2022, la libération n’a apporté qu’un soulagement temporaire avant que l’offre et la demande ne reprennent le dessus, et comme les réserves stratégiques américaines sont déjà proches de leurs plus bas niveaux depuis 40 ans, l’effet à long terme de cette nouvelle libération est incertain. Le marché semble sous-estimer la gravité d’une perturbation prolongée de l’offre au Moyen-Orient. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.
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