Données d’inflation et réaction du marché
L’IPC américain (indice des prix à la consommation : mesure l’évolution des prix payés par les ménages) a augmenté de 0,3 % sur un mois en février, après 0,2 % en janvier. L’IPC global est resté à 2,4 % sur un an (comparaison avec l’an dernier), alors que l’objectif d’inflation de la Fed (Réserve fédérale : banque centrale des États-Unis) est de 2 %. Au Canada, Statistique Canada publie les données sur l’emploi de février vendredi et l’IPC de février lundi prochain. La prochaine décision de taux de la Banque du Canada (banque centrale du Canada) est attendue mercredi prochain. Sur le graphique en 4 heures, USD/CAD se situait près de la SMA 20 périodes (moyenne mobile simple : moyenne des prix sur un nombre de périodes) mais sous la SMA 100 périodes, ce qui a limité les gains autour de 1,3600. Le RSI (Relative Strength Index : indicateur qui mesure la force du mouvement, souvent de 0 à 100) est remonté depuis des niveaux de survente (zone indiquant une baisse jugée excessive), puis a rechuté sous 50. La résistance (zone de prix où la hausse bloque souvent) se situe à 1,3630, puis 1,3680 au-dessus. Le support (zone de prix où la baisse stoppe souvent) se trouve à 1,3542, puis 1,3525. En revenant à la même période l’an dernier, on a observé un fort rebond de USD/CAD vers 1,3600. Le déclencheur a été une libération importante de pétrole par l’AIE qui a fait baisser le brut depuis ses sommets, affaiblissant le dollar canadien. Au même moment, l’inflation américaine restait à 2,4 %, ce qui a poussé la Fed à maintenir ses taux inchangés (ne pas changer les taux directeurs).Divergence des banques centrales et implications de trading
La question clé est maintenant l’écart croissant entre les banques centrales américaine et canadienne. Il y a un an, l’inflation américaine était à 2,4 % ; les données récentes indiquent qu’elle reste élevée à 3,2 %, ce qui retarde les attentes de baisse des taux de la Fed. À l’inverse, l’inflation canadienne a ralenti à 2,9 %, ce qui alimente l’idée que la Banque du Canada pourrait commencer à baisser ses taux dès juin. Pour les traders de produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un prix, par exemple options et futures), cela suggère un biais haussier sur USD/CAD dans les prochaines semaines. On peut envisager d’acheter des options d’achat (call : droit d’acheter à un prix fixé) avec des prix d’exercice (strike : prix fixé dans le contrat) au-dessus du niveau actuel, en visant la zone de résistance 1,3680 mentionnée l’an dernier. Cette approche permet de profiter d’une hausse possible tout en fixant clairement le risque maximal (la prime payée). D’un point de vue technique (analyse basée sur les graphiques de prix), le niveau 1,3630 reste une zone importante, comme en 2025. Tant que le cours reste en dessous, les rebonds peuvent être vendus, mais une cassure nette au-dessus signalerait une hausse plus forte. La zone 1,3540 doit être vue comme le premier support à défendre.
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