Vue d’ensemble des indicateurs techniques
Le prix reste sous la moyenne mobile simple à 100 jours (moyenne des prix des 100 derniers jours) près de 1,1696. Le RSI à 14 jours (indice de force relative, qui mesure la vitesse et l’ampleur des mouvements de prix) est descendu vers 33, proche d’une zone de survente (niveau où la baisse peut être allée trop loin). Le MACD (indicateur de tendance basé sur l’écart entre deux moyennes mobiles) est resté sous sa ligne de signal (ligne de comparaison du MACD) et sous zéro, avec un histogramme négatif (barres montrant l’écart, indiquant une pression baissière). L’ADX était proche de 29, ce qui indique une tendance plus solide (mesure la force de la tendance, pas sa direction). Les niveaux de support (zones où le prix peut arrêter de baisser) se situent vers 1,1500, puis 1,1450 et 1,1400, tandis que la résistance (zone où le prix peut buter) est près de 1,1650 et autour de 1,17 pour la moyenne mobile à 100 jours. Une clôture quotidienne au-dessus de 1,1700 déplacerait l’attention vers 1,1800-1,1825. L’euro est utilisé par 20 pays de l’UE et, en 2022, représentait 31% de l’activité sur le marché des changes (FX, marché où l’on échange des devises), avec plus de 2 200 milliards de dollars de volume moyen quotidien (montant total échangé par jour). Le dollar américain est soutenu par la guerre en cours entre les États-Unis et l’Iran et par une Réserve fédérale prudente. La dernière publication sur l’inflation aux États-Unis, qui montre un indice des prix à la consommation (CPI, mesure des prix payés par les ménages) à 2,9% sur un an, laisse peu de raisons à la Fed d’envisager une baisse des taux. Cela renforce le dollar face à l’euro.Divergence de politique et biais de marché
La Banque centrale européenne (BCE), à l’inverse, fait face à une économie plus faible, ce qui crée une divergence claire de politique. Des données récentes ont montré que la production industrielle allemande a reculé de 0,5% le mois dernier, ce qui confirme la stagnation (activité qui progresse peu ou pas) observée depuis l’an dernier. Cette pression pourrait pousser la BCE à assouplir sa politique (rendre les conditions de crédit plus faciles, souvent via des baisses de taux) avant la Fed, ce qui pèserait davantage sur l’EUR/USD. Ce schéma n’est pas nouveau : une faiblesse similaire dans la zone euro a souvent limité les hausses de l’euro. La configuration technique actuelle, avec la paire bien sous sa moyenne mobile à 100 jours, confirme que les vendeurs gardent la main. Avec ce rythme, une baisse supplémentaire est attendue dans les prochaines semaines. Pour se positionner, l’achat d’options de vente (put, contrat qui gagne en valeur si le prix baisse) avec des prix d’exercice (strike, niveau de prix fixé dans le contrat) à 1,1500 ou en dessous peut convenir. Une rupture nette de ce support pourrait accélérer la baisse, rendant ces options gagnantes en direction de 1,1450. C’est une manière directe de profiter de la tendance baissière renforcée indiquée par l’ADX. Autre possibilité : vendre des options d’achat (call, contrat qui gagne si le prix monte) ou mettre en place un spread baissier de calls (bear call spread : vendre un call et acheter un autre call plus haut pour limiter le risque) avec un strike supérieur autour de la résistance à 1,1700. Cette approche peut profiter d’un prix qui baisse et du temps qui passe, tant que la paire ne remonte pas au-dessus de cette barrière technique. Elle peut générer un revenu tout en gardant un biais baissier.
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