Réaction du marché en 2025
Les livraisons devraient commencer la semaine prochaine et durer environ 120 jours. Après l’annonce, les prix du brut ont augmenté, avec le West Texas Intermediate (WTI, pétrole de référence américain) en hausse de 4,38% à 90,80 $. L’annonce des 400 millions de barils devait faire baisser les prix, mais le brut a au contraire bondi de plus de 4% jusqu’à 90 $. Cela montre que le marché a vu cette libération non comme une solution, mais comme un signal d’inquiétude confirmant un manque important d’offre (pas assez de pétrole disponible). Cette décision a laissé les stocks publics à un niveau très bas un an plus tard. La Réserve stratégique américaine, par exemple, est maintenant proche d’un plus bas depuis 40 ans à seulement 362 millions de barils, ce qui laisse beaucoup moins de marge pour faire face à de nouveaux chocs d’offre (baisse soudaine de la production ou des livraisons). Ce manque de protection est un point majeur pour le marché en mars 2026. Avec le WTI autour de 85 $ le baril, le marché reste tendu à cause des perturbations du transport maritime en mer Rouge et du conflit non réglé en Ukraine. Ces risques durables, avec des stocks mondiaux faibles, créent une situation fragile où le moindre problème peut faire fortement monter les prix. Nous pensons que le marché ne tient pas assez compte de cette fragilité.Positionnement de trading face à la volatilité
Nous pouvons donc envisager de nous positionner pour une hausse de la volatilité (fortes variations de prix) dans les prochaines semaines. Acheter des options d’achat (call, contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur les contrats d’été avec des prix d’exercice (strike, prix fixé dans le contrat) autour de 95 ou 100 $ pourrait offrir de bons gains si les tensions géopolitiques augmentent. Vendre des options de vente très éloignées du prix actuel (put hors de la monnaie, option avec un prix fixé nettement inférieur au prix actuel) est aussi une stratégie possible pour encaisser une prime (le prix payé pour l’option), en pariant que l’offre limitée empêchera une forte chute des prix. Ce point de vue est aussi soutenu par la discipline observée chez l’OPEP+ (OPEP et pays alliés, groupe de producteurs coordonnant leur production). La décision récente de prolonger les réductions de production jusqu’au deuxième trimestre montre qu’ils veulent maintenir un prix minimum. Leurs actions retirent du pétrole du marché, ce qui réduit encore l’équilibre entre offre et demande. Le principal risque serait une avancée diplomatique soudaine dans les conflits actuels, ou un fort ralentissement économique mondial qui ferait baisser la demande (moins de consommation). Nous devons suivre de près les données de transport maritime et les rapports hebdomadaires sur les stocks pour détecter tout signe de baisse de la consommation.
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