Données d’inflation et attentes sur la Fed
Selon les données américaines, l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’évolution des prix payés par les ménages) a augmenté de 0,3% en février par rapport au mois précédent, contre 0,2% auparavant, conformément aux attentes. Le CPI « core » (inflation sous-jacente, c’est-à-dire l’inflation hors énergie et alimentation, plus stable) a progressé de 0,2% sur un mois, contre 0,3% précédemment, également conforme aux estimations. Les taux d’inflation annuels du CPI n’ont pas changé par rapport à janvier, laissant l’inflation au-dessus de l’objectif de 2% de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis). Les marchés intégraient près de 99,5% de probabilité d’absence de changement de taux lors de la réunion de mars de la Fed, selon CME FedWatch (outil qui estime les probabilités de décisions de taux de la Fed à partir des prix de marché). En revenant au début de 2025, l’aggravation du conflit au Moyen-Orient a été un signal clair de recherche de sécurité (les investisseurs privilégient des actifs perçus comme moins risqués). L’indice du dollar américain (DXY) montait, reflétant ce sentiment. À ce moment-là, on a vu le DXY se renforcer vers 104 en mars et avril 2025, confirmant la demande pour une valeur refuge (actif considéré comme plus sûr en période de stress). Les traders de dérivés (produits financiers dont la valeur dépend d’un autre actif) auraient pu y voir un signal pour acheter du dollar américain. Acheter des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) sur des ETF liés au dollar (fonds cotés en Bourse qui répliquent un actif), comme l’Invesco DB USD Bullish Fund (UUP), aurait été une façon directe de profiter de cette tendance. Ces positions auraient profité à la fois des tensions géopolitiques et de la stabilité de la Fed sur les taux d’intérêt.Risque sur l’offre de pétrole et protections contre la volatilité
La menace directe sur le détroit d’Ormuz indiquait un risque important pour l’offre mondiale de pétrole. On se souvient que le pétrole brut West Texas Intermediate (WTI, référence du pétrole américain) évoluait autour du bas des 80 dollars par baril à cette période. Cela rendait cohérent d’acheter des options d’achat sur des contrats à terme de pétrole (futures, accords pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) ou sur des ETF du secteur de l’énergie, pour se protéger ou parier sur un choc d’offre (baisse soudaine de l’offre qui fait monter les prix). Ce type d’incertitude géopolitique augmente souvent la volatilité (amplitude des variations de prix), ce qui fait de l’indice de volatilité CBOE (VIX, indicateur de la peur du marché basé sur les options du S&P 500) un élément à surveiller. En mars 2025, acheter des options d’achat sur le VIX aurait été une protection prudente contre une baisse plus large des marchés (recul généralisé des prix) déclenchée par une aggravation du conflit. Aujourd’hui, le VIX se négocie bien plus bas, près de 14, ce qui montre qu’il s’agissait d’une opportunité ponctuelle liée à un événement. Comme le marché anticipait presque totalement un statu quo de la Fed en mars 2025, l’attention s’est portée sur la trajectoire future des taux. On sait maintenant que la Fed a commencé à signaler des baisses de taux plus tard dans l’année, qui ont ensuite eu lieu. Des traders attentifs auraient pu utiliser des options sur des contrats à terme SOFR (Secured Overnight Financing Rate, taux au jour le jour basé sur des prêts garantis, utilisé comme référence des taux) pour se positionner sur ce changement attendu vers une politique moins restrictive (moins « hawkish », c’est-à-dire moins axée sur la lutte contre l’inflation par des taux élevés). Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.
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