Les données britanniques déçoivent les marchés
La production industrielle (production des usines, mines et services publics comme l’électricité) a reculé de 0,1 % sur un mois en janvier. Cela est inférieur aux prévisions d’une hausse de 0,2 % après une baisse de -0,9 % en décembre. La production manufacturière (production des usines) a augmenté de 0,1 % sur un mois. C’est en dessous des 0,2 % attendus après une baisse de -0,5 % le mois précédent. Les prix du pétrole ont augmenté à cause de perturbations de l’offre dans le détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le pétrole) liées à la guerre États-Unis–Iran. Cela accroît les risques d’inflation (hausse générale des prix) et pèse sur les pays qui importent de l’énergie. Les marchés ont réduit leurs attentes de baisse de taux de la Banque d’Angleterre (taux directeur: taux d’intérêt fixé par la banque centrale). Les prix de marché ont davantage intégré la possibilité d’une hausse de taux d’ici la fin de l’année.Le yen sensible à l’énergie et à la politique monétaire
Le Japon dépend fortement de l’énergie importée, avec une grande part du pétrole venant du Moyen-Orient. L’USD/JPY restait proche de niveaux qui avaient déjà entraîné une action officielle. La ministre des Finances Satsuki Katayama a déclaré que le Japon est en contact étroit avec des responsables américains au sujet des mouvements de change (marché FX: achat/vente de devises). Elle a indiqué que le gouvernement prendrait toutes les mesures possibles sur les marchés des changes et a noté que la hausse du pétrole pourrait affecter les ménages et la vie quotidienne. Compte tenu de nouveaux signes de ralentissement de l’économie britannique, il faut aborder la livre avec plus de prudence. Un PIB stable en janvier, alors qu’une hausse était attendue, montre que le Royaume-Uni résiste moins bien qu’anticipé. Cela peut amener à envisager l’achat d’options de vente sur le GBP/JPY (put: contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé), pour viser une baisse vers 210,00 dans les prochaines semaines. Le conflit entre les États-Unis et l’Iran est un facteur majeur, poussant le Brent (prix de référence du pétrole) au-dessus de 110 $ le baril, un niveau plus vu depuis les tensions géopolitiques de mi-2024. Cela complique la tâche de la Banque d’Angleterre: des coûts d’énergie plus élevés alimentent l’inflation alors que l’économie ralentit. Cette incertitude peut augmenter la volatilité (amplitude des variations de prix). Les traders peuvent envisager des « strangles » (stratégie d’options achetant une option d’achat et une option de vente à des prix d’exercice différents) pour profiter d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre, même si le biais reste baissier pour la livre. De l’autre côté, la dépendance du Japon au pétrole importé est douloureuse, mais elle pousse la Banque du Japon à garder une politique plus stricte. La BoJ a déjà relevé ses taux deux fois en 2025 pour lutter contre une inflation persistante, une tendance que la hausse du pétrole peut renforcer. Cet écart de politique monétaire (différence d’orientation entre banques centrales) soutient le yen face à la livre. Enfin, il faut suivre de près les avertissements de la ministre japonaise des Finances sur une intervention sur la monnaie (achat/vente de devises par l’État pour influencer le taux de change). Avec l’USD/JPY proche de 160,00 — un niveau qui avait déclenché une action directe fin 2024 — la menace d’une intervention pour renforcer le yen est réelle. Cela peut aussi favoriser une baisse du GBP/JPY.
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