Choc pétrolier et croissance au Royaume-Uni
Certains économistes estiment qu’un pétrole à 100 dollars le baril pourrait augmenter l’indice des prix à la consommation (IPC, mesure de l’inflation) du Royaume-Uni d’environ 0,6 point de pourcentage via des coûts de carburant plus élevés. Au Royaume-Uni, le PIB mensuel (production totale de l’économie) a été de 0% en janvier par rapport au mois précédent, après 0,1% en décembre. Aux États-Unis, les offres d’emploi JOLTS (statistique officielle des postes vacants) sont montées à 6,946 millions en janvier contre 6,55 millions précédemment indiqués pour décembre. L’inflation « core » PCE (indice PCE hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentation, mesure suivie de près par la Fed) était de 3,1% en janvier, contre 3,0% en décembre. Sur le graphique en 4 heures, le GBP/USD était à 1,3241 et s’échangeait sous les SMA 20 et 100 périodes (moyennes mobiles simples, un indicateur qui lisse les prix pour montrer la tendance). Une résistance (zone de prix où la hausse bloque souvent) a été notée à 1,3289 et 1,3346, un support (zone où le prix rebondit souvent) à 1,3230, et le RSI (indice de force relative, indicateur de rythme qui signale souvent « survente » vers 30) tournait près de 30. Avec la paire (« Cable », surnom de GBP/USD) en baisse vers un plus bas de trois mois, la tendance reste baissière, portée par un écart fondamental. La croissance faible à 0% au Royaume-Uni contraste avec des offres d’emploi élevées aux États-Unis et une inflation qui reste difficile à faire baisser. Nous devrions donc rester positionnés pour une poursuite de la baisse du GBP/USD, surtout avec des réunions clés de banques centrales à venir.Mise en place d’un trade sur divergence de politique
Le conflit en Iran crée un problème d’inflation que la Banque d’Angleterre ne peut pas combattre facilement sans abîmer une économie déjà à l’arrêt. Cela rappelle les chocs des prix de l’énergie observés en 2022, qui ont fortement pesé sur les ménages britanniques et limité les options de la BoE. Cette situation favorise le dollar américain, car la Fed a plus de marge pour rester « hawkish » (stricte contre l’inflation, donc plutôt favorable à des taux élevés). Compte tenu de l’attente d’un maintien des taux à tonalité « dovish » (plus souple, donc plus ouverte à des baisses de taux) de la BoE, nous pensons que l’achat d’options de vente (put, contrat qui gagne si le taux de change baisse) sur GBP/USD est la stratégie la plus efficace. Viser des prix d’exercice sous le niveau psychologique de 1,3200 (niveau rond souvent surveillé) avec des échéances fin mars permettrait de capter une réaction négative à la réunion de la semaine prochaine. Cette approche offre une méthode claire avec un risque limité (perte maximale connue à l’avance) pour profiter de la faiblesse de la livre. Des données de marché récentes appuient ce point de vue : les « risk reversals » (indicateur qui compare le prix des options d’achat et de vente pour mesurer le biais haussier ou baissier) à un mois sur GBP/USD montrent le biais le plus marqué vers les puts depuis le quatrième trimestre 2025. Cela indique que des traders institutionnels (grands acteurs professionnels) achètent activement une protection contre la baisse. Nous devrions nous aligner sur ce sentiment, car il montre une conviction élevée en faveur d’un taux de change plus bas. De l’autre côté, les données américaines continuent de soutenir la force du dollar : les dernières demandes hebdomadaires d’allocations chômage (personnes demandant une aide après perte d’emploi) publiées hier montrent un marché du travail très tendu (peu de main-d’œuvre disponible, ce qui soutient les salaires). La lecture ferme du PCE « core » au-dessus de 3% donne à la Fed peu de raisons de signaler des baisses de taux proches dans son nouveau Dot Plot. Cette différence de politique entre la Fed et la BoE est le moteur principal de ce trade.
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