ING : Warren Patterson revoit à la hausse les perspectives du marché de l’énergie, écartant l’hypothèse d’une fermeture brève du détroit d’Ormuz

by VT Markets
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Mar 16, 2026
ING : Warren Patterson a revu un scénario de base pour les marchés mondiaux de l’énergie et a retiré l’ancienne hypothèse d’une interruption de deux semaines dans le détroit d’Ormuz. La nouvelle approche suppose une interruption jusqu’à fin mars ou plus, avec un retour progressif à la normale au deuxième et au troisième trimestre (périodes de trois mois). Le scénario de base précédent supposait un arrêt total pendant deux semaines, puis une reprise en mars et des flux presque normaux en avril. Il a été corrigé car le conflit est entré dans sa troisième semaine sans reprise des flux d’énergie.

Hypothèses révisées du scénario de base

Dans le scénario 1, le nouveau scénario de base, les flux restent coupés jusqu’à la fin mars, tandis que des combats intenses continuent jusqu’à la fin du mois. Ensuite, des frappes moins fortes et plus d’efforts diplomatiques (discussions entre pays pour réduire le conflit) permettent une reprise progressive au deuxième trimestre. La production en amont (extraction de pétrole et de gaz), les raffineries (usines qui transforment le pétrole) et les installations de GNL (gaz naturel liquéfié, gaz refroidi pour être transporté) augmentent progressivement leur activité à mesure que les limites de stockage se desserrent. Une partie du pétrole continue aussi à éviter Ormuz grâce aux pipelines (tuyaux de transport) disponibles. Des flux presque normaux reviennent au début du troisième trimestre. Le scénario 2 est le plus optimiste : les flux restent presque totalement perturbés jusqu’à fin mars, puis s’améliorent en avril. L’offre (quantité disponible sur le marché) redevient presque normale en mai. Le scénario 3 suppose que les combats restent intenses en avril, puis passent à une confrontation durable mais moins forte, avec peu de diplomatie. Des attaques contre des navires maintiennent les flux d’énergie perturbés longtemps.

Perspectives de volatilité du marché

Comme l’hypothèse initiale d’une interruption rapide de deux semaines n’a pas tenu, la volatilité (fortes variations de prix) du marché restera probablement très élevée. Alors que les contrats à terme (prix fixé aujourd’hui pour acheter/vendre plus tard) sur le Brent (pétrole de référence) dépassent déjà 125 $ le baril, l’indice de volatilité du pétrole brut du CBOE (OVX) a grimpé au-dessus de 75, un niveau qui signale une forte tension du marché. Les traders devraient s’attendre à ce que cette volatilité dure jusqu’au deuxième trimestre. Le nouveau scénario de base, avec des perturbations jusqu’à fin mars et une reprise lente, suggère que le début de la courbe des contrats à terme restera en forte « backwardation » : les contrats à livraison proche se négocient nettement plus cher que ceux à plus long terme, ce qui reflète une pénurie immédiate liée à un détroit qui fait passer près de 20 % de la consommation mondiale de pétrole. Se positionner via des spreads de calendrier (écart entre deux contrats à des dates différentes) peut être une stratégie possible. Acheter des options d’achat (« call options », droit d’acheter à un prix fixé) avec échéance en juin et juillet correspond mieux à l’idée révisée : un retour à des flux normaux pourrait ne pas arriver avant le début du troisième trimestre. La volatilité implicite (volatilité intégrée dans le prix des options) rend ces options coûteuses, mais cela reflète le risque réel d’une nouvelle hausse des prix si le conflit s’aggrave vers un scénario plus dur. Pour beaucoup, le risque d’une forte hausse compte plus que le coût élevé. La réaction du marché au choc d’offre de 2022 (baisse soudaine de l’offre) a montré que les premiers mouvements de prix peuvent être forts et durer plus longtemps que prévu. À l’époque, les prix du contrat le plus proche (« front-month », contrat avec l’échéance la plus proche) ont bondi de plus de 30 % en quelques semaines, surprenant beaucoup. Cela indique qu’aujourd’hui, parier sur une résolution rapide est peu probable et risqué. Des annonces récentes d’une libération coordonnée de 60 millions de barils depuis les réserves stratégiques de pétrole (SPR, stocks publics d’urgence) par des membres de l’AIE (Agence internationale de l’énergie) peuvent temporairement limiter la hausse des prix. Mais ce volume reste faible face à la perturbation et ne règle pas le blocage physique au détroit d’Ormuz. Les traders devraient voir ces libérations comme des occasions d’acheter à un prix un peu plus bas, pas comme un signe que la crise est finie. Si le scénario le plus dur se produit, avec un conflit qui continue en avril, la perturbation durerait longtemps. Cela rendrait des options d’achat à plus longue échéance, comme celles pour septembre ou décembre, plus intéressantes. Un tel scénario impliquerait un changement durable des chaînes d’approvisionnement en énergie (routes et moyens de production/transport), maintenant des prix élevés pour le reste de l’année.

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