Tensions régionales et risques liés au pétrole
Les tensions régionales ont augmenté après que l’Iran a intensifié ses attaques contre des infrastructures énergétiques (installations qui servent à produire, stocker ou transporter l’énergie). Une attaque de drone a provoqué un incendie dans la zone industrielle pétrolière de Fujaïrah aux Émirats arabes unis, sans blessés. Plusieurs pays ont rejeté les demandes du président américain Donald Trump d’envoyer des escortes navales (navires militaires chargés de protéger) pour les pétroliers (grands navires transportant du pétrole) utilisant le détroit. Trump a critiqué les alliés occidentaux et a déclaré qu’ils n’avaient pas égalé le soutien passé des États-Unis, ce qui a accru les tensions diplomatiques (tensions entre pays). Les marchés ont aussi réagi à l’effet sur l’inflation de la hausse des coûts de l’énergie, ce qui peut influencer la politique monétaire (décisions sur les taux d’intérêt et la quantité de monnaie). Les attentes de baisses de taux rapides par la Réserve fédérale (banque centrale des États‑Unis) se sont affaiblies. L’outil CME FedWatch indique que les opérateurs (investisseurs actifs sur les marchés) s’attendent à ce que la Fed laisse les taux inchangés à 3,50 %–3,75 % lors de la réunion de mercredi. Ce serait une deuxième pause consécutive (deuxième fois d’affilée sans changement).Retour sur la volatilité de l’an dernier
Nous nous rappelons l’instabilité des marchés l’an dernier, lorsque les tensions au Moyen‑Orient avaient entraîné une forte hausse des prix du pétrole brut, ce qui avait fait baisser les contrats à terme sur actions (prix aujourd’hui pour acheter/vendre des indices ou actions à une date future). Cet épisode a montré à quelle vitesse un risque géopolitique (risque lié à des tensions entre États) peut provoquer de forts mouvements sur l’ensemble des marchés. La crainte était alors qu’une hausse du pétrole alimente l’inflation et oblige la Réserve fédérale à agir. Aujourd’hui, même si la crise aiguë au détroit d’Ormuz s’est atténuée, les effets persistent car les prix du pétrole restent élevés. Le pétrole West Texas Intermediate (WTI, un type de pétrole brut de référence aux États‑Unis) se négocie actuellement autour de 81 dollars le baril, bien au‑dessus des niveaux observés avant les perturbations de l’an dernier. Étant donné que plus de 20 % de la consommation mondiale totale de pétrole passe encore par ce passage étroit, toute nouvelle tension représente un risque important pour les chaînes d’approvisionnement (réseau de transport et de livraison des biens). L’effet inflationniste du choc énergétique de 2025 apparaît dans les dernières données économiques. Le dernier rapport sur l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure officielle de l’évolution des prix payés par les ménages) pour février 2026 a montré une inflation à 3,1 %, plus persistante que prévu. Cette pression sur les prix vient de la hausse des coûts de l’énergie qui s’est diffusée dans l’économie au cours de l’année passée. Cela place la Réserve fédérale dans une position difficile, en maintenant les taux d’intérêt dans une fourchette de 3,75 %–4,00 % pour lutter contre l’inflation. Selon l’outil CME FedWatch, la probabilité d’une baisse des taux d’ici juin 2026 est passée sous 50 %, un changement notable par rapport aux attentes précédentes. Les opérateurs doivent désormais intégrer l’idée de taux « élevés plus longtemps » (des taux qui restent hauts pendant une période prolongée) au moins pour le prochain trimestre. Dans ce contexte, nous jugeons prudent de se préparer à une volatilité (variations rapides et importantes des prix) qui pourrait continuer, même si l’indice VIX (indice qui mesure la nervosité attendue du marché actions américain) évolue autour d’un niveau plutôt calme de 15. Acheter des options de vente de protection (put : contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé, utile pour se protéger d’une baisse) sur de grands indices comme le S&P 500 peut aider à se couvrir (réduire le risque) contre une chute soudaine. De plus, utiliser des options sur des ETF du secteur de l’énergie (ETF : fonds coté en bourse qui réplique un groupe d’actions) peut permettre de se positionner sur de nouvelles variations des prix du pétrole. Des coûts de l’énergie plus élevés continueront de peser sur des secteurs sensibles au carburant, comme le transport et les compagnies aériennes. Il faut donc rester prudent avec des positions acheteuses (paris sur la hausse) dans ces domaines. À la place, envisager des stratégies adaptées, comme des options d’achat (call : contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur de grands producteurs d’énergie, qui profitent de prix du pétrole élevés.
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