Implications pour la politique de la RBNZ
Cette donnée de l’an dernier faisait partie des premiers signaux indiquant que la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ, la banque centrale du pays) pourrait devoir garder des taux d’intérêt élevés plus longtemps que prévu. Une confiance plus forte, même légère, peut mener à plus de dépenses, ce qui rend plus difficile la baisse de l’inflation (hausse générale des prix). Cela allait dans le sens de notre idée que le marché prévoyait trop vite des baisses de taux en 2026. En mars 2026, cette prudence était justifiée, car les dernières données trimestrielles d’inflation montraient une inflation sous-jacente (inflation « de base », qui exclut les prix très variables comme l’énergie et certains aliments) encore élevée à 4,3%, bien au-dessus de la fourchette cible (zone visée) de la RBNZ. La banque centrale n’a pas indiqué de baisse imminente de son taux directeur (taux d’intérêt fixé par la banque centrale, qui influence les autres taux) à 5,5%, confirmant une position de « taux élevés plus longtemps ». Les données du produit intérieur brut (PIB, mesure de la production totale de biens et services) de fin 2025 montraient aussi une contraction de 0,2%, confirmant une récession technique (deux trimestres de baisse du PIB) et rendant la tâche de la RBNZ plus difficile. Dans les prochaines semaines, les traders (intervenants de marché qui achètent et vendent) devraient envisager de se préparer à des taux durablement élevés. Cela peut passer par des swaps de taux d’intérêt (contrats où deux parties échangent des paiements d’intérêts), côté « payer fixe » (payer un taux fixe et recevoir un taux variable), ce qui revient à parier que le taux directeur ne baissera pas aussi vite que le marché l’espère. La volatilité (ampleur des variations de prix) sur le marché des taux peut aussi diminuer si le chemin de la RBNZ devient plus clair, ce qui peut rendre intéressante une stratégie comme la vente de strangles (vendre une option d’achat et une option de vente, souvent hors du prix du marché, pour profiter si le prix reste dans une zone) sur des contrats à terme obligataires (contrats à terme liés aux obligations). Ces perspectives sur les taux devraient continuer de soutenir le dollar néo-zélandais. Si nos taux restent élevés pendant que d’autres banques centrales parlent de baisses, le NZD devient plus attractif. On peut utiliser des options de change (contrats donnant le droit, pas l’obligation, d’acheter ou vendre une devise à un prix fixé) pour viser une hausse du dollar kiwi, par exemple en achetant des options d’achat NZD/USD (droit d’acheter du NZD contre USD à un prix fixé) avec une échéance de trois mois.Positionnement sur les dérivés actions
Pour les dérivés actions (produits financiers dont la valeur dépend d’actions ou d’indices), la situation invite à la prudence. Une meilleure confiance des consommateurs est positive, mais des taux durablement élevés pèsent sur les bénéfices des entreprises et sur leurs valorisations (niveau de prix par rapport aux profits attendus). Utiliser des options de vente (put, droit de vendre à un prix fixé) sur l’indice NZX 50 peut être une façon prudente de se couvrir (réduire le risque) contre une baisse possible du marché actions au prochain trimestre.
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