La RBA met l’accent sur l’inflation
La RBA a déclaré que l’inflation (la hausse générale des prix) restait trop élevée et a signalé des préoccupations liées aux effets de « second tour » (quand une hausse des coûts, par exemple l’énergie, entraîne ensuite des hausses de salaires et d’autres prix, ce qui entretient l’inflation) dus à la hausse des coûts de l’énergie liée au conflit au Moyen-Orient. La banque a aussi indiqué que cette décision ne fixait pas un chemin précis pour la politique à venir. Les marchés s’attendent à ce que la Réserve fédérale américaine (Fed, la banque centrale des États-Unis) laisse ses taux inchangés lors de sa réunion de mars mercredi. Jerome Powell doit tenir une conférence de presse avant la fin de son mandat en mai. Certains analystes estiment que la Fed pourrait ne pas baisser ses taux avant octobre ou décembre 2026 en raison de l’incertitude géopolitique (risques liés aux tensions entre pays). La décision de la Fed est attendue plus tard mercredi. On observe une divergence claire entre la RBA et la Fed. La RBA a porté son taux à 4,10% hier pour freiner l’inflation, tandis que la Fed devrait rester stable aujourd’hui. Cet écart de taux d’intérêt (différence entre les taux des deux pays, qui influence les flux d’argent vers la monnaie la mieux rémunérée) devrait continuer à soutenir le dollar australien face au dollar américain.Conséquences de trading pour l’AUDUSD
La décision de la RBA est logique, car l’inflation en Australie était encore à 3,8% fin 2025, au-dessus de la fourchette visée par la banque centrale (zone cible). À l’inverse, l’économie américaine montre des signes de ralentissement, avec le rapport sur l’emploi de février indiquant une hausse solide mais non inflationniste de 190 000 emplois. Cela donne à la Fed une raison de faire une pause et d’évaluer l’impact des tensions mondiales. Pour les traders (personnes qui achètent et vendent des actifs à court terme), cela suggère une vision haussière (anticipation d’une hausse) sur l’AUD/USD à court terme. Acheter des options d’achat (« call », un contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) avec un prix d’exercice (strike, le prix fixé dans le contrat) autour de 0,7200 peut être une façon de profiter d’un mouvement haussier attendu dans les prochaines semaines. Cette méthode limite le risque maximal à la prime (le coût payé pour acheter l’option). Cependant, il faut noter que la volatilité implicite (l’amplitude de mouvement attendue par le marché, déduite du prix des options) est élevée : les options à un mois intègrent environ 9,5% de mouvement attendu, ce qui les rend plus chères. Un ton plus dur que prévu de la Fed (hawkish, favorable à des taux plus élevés pour combattre l’inflation) est le principal risque pouvant inverser la direction de la paire. Pour réduire le coût et le risque, un spread haussier en options d’achat (bull call spread : acheter un call et vendre un autre call à un prix d’exercice plus élevé pour payer moins cher, en échange d’un gain maximal plafonné) peut être plus prudent que d’acheter des calls seuls.
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