Les marchés à terme indiquent des prix plus élevés plus longtemps
Les marchés ont aussi intégré l’idée d’un pétrole plus cher plus longtemps via les contrats à terme (des contrats pour acheter ou vendre plus tard, à une date future). Les contrats à terme Brent à six mois ont augmenté de 3,26 % à 86,12 $ le baril. Les mouvements sur les autres marchés ont inclus un appétit plus élevé pour le risque (plus de volonté d’acheter des actifs risqués) et des rendements plus bas (taux d’intérêt implicites sur les obligations), même si le Brent est resté au-dessus de 100 $. Un rebond de soulagement a été lié à des mouvements du prix du pétrole plus modérés que lors des séances récentes. En regardant cette période en 2025, on a vu un marché qui cherchait un équilibre alors que le Brent restait au-dessus de 100 $ le baril. Même si les prix étaient élevés à cause des risques sur l’offre, un accord d’exportation Irak–Turquie a apporté un peu de répit et a réduit les amplitudes de fluctuation quotidiennes. Cela a montré que la volatilité extrême (fortes variations de prix) commençait à diminuer, même si le marché se préparait à une période plus longue de prix élevés.Structure de la courbe et trades de valeur relative
L’an dernier, le marché des contrats à terme montrait une forte « backwardation » (situation où les prix futurs sont plus bas que le prix immédiat, ce qui peut refléter une tension sur l’offre à court terme), avec des contrats à six mois nettement en dessous du prix au comptant (prix immédiat). À l’inverse, la courbe actuelle des contrats à terme est beaucoup plus plate, avec le contrat à six mois seulement quelques dollars sous le prix du contrat le plus proche (le « front-month », c’est-à-dire le contrat qui arrive à échéance le plus tôt), ce qui suggère que le marché juge les prix plus stables. Cet environnement peut favoriser des « calendar spreads » (stratégies qui consistent à vendre un contrat à court terme et acheter un contrat à plus long terme) pour gagner si l’écart entre ces prix augmente. L’attention géopolitique de 2025 sur le contournement du détroit d’Ormuz reste très pertinente. Étant donné qu’environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole passe encore par ce point de passage étroit (un « goulot d’étranglement »), toute nouvelle tension dans la région pourrait de nouveau élargir l’écart de prix entre le Brent et le brut Dubai‑Oman. Il faut envisager des trades qui achètent des contrats à terme Brent et vendent (à découvert) des bruts plus dépendants d’Ormuz, car cet écart peut servir de couverture (protection) contre des tensions régionales.
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