Signaux de politique de la Banque du Canada
La BdC a déclaré que les risques pour la croissance penchent vers le bas (risque plus fort de ralentissement), tandis que les risques d’inflation ont augmenté en raison de la hausse des prix de l’énergie. Elle a ajouté qu’elle ignorera l’effet immédiat de la guerre sur l’inflation, mais qu’elle réagirait si des prix de l’énergie élevés provoquent une inflation plus large et durable (hausse des prix généralisée qui ne retombe pas vite). Brown Brothers Harriman a indiqué préférer des positions longues sur le dollar canadien (parier sur une hausse du CAD) face à d’autres monnaies comme protection (hedge: moyen de réduire un risque) contre un choc durable des prix de l’énergie (hausse soudaine et prolongée). Le rapport a aussi noté que le Canada pourrait profiter d’une amélioration des termes de l’échange (meilleur rapport entre prix des exportations et des importations) et dispose d’une marge budgétaire (capacité de l’État à dépenser ou baisser des impôts) pour compenser une partie de la faiblesse de la demande (baisse des achats).L’attention du marché se déplace vers les baisses de taux
Aujourd’hui, la situation est très différente, avec le taux directeur de la BdC à 4,75% depuis quatre mois. Les données récentes montrent que l’inflation globale (inflation “headline”: inflation totale, incluant énergie et alimentation) a ralenti à 2,9%, plus bas qu’avant et plus proche de l’objectif de la banque. Le pétrole West Texas Intermediate (WTI: référence du prix du pétrole américain) s’est aussi stabilisé, s’échangeant de façon régulière autour de 78–82 $ le baril. L’attention du marché s’est déplacée des hausses vers le calendrier de la première baisse de taux. Même si la BdC reste guidée par les données (décisions selon les chiffres économiques), la question est quand elle commencera à assouplir sa politique (rendre les taux moins élevés), et non si elle va encore durcir. Les prix de marché intègrent maintenant une probabilité supérieure à 60% d’une première baisse lors de la réunion de juillet. Cette perspective suggère un changement de stratégie par rapport à l’an dernier. Les traders sur dérivés (produits liés à un actif, comme options et contrats à terme) devraient envisager un dollar canadien plus faible face au dollar américain. L’avantage d’écart de taux (différence de taux entre deux pays) dont profitait le CAD devrait diminuer lorsque la BdC commencera son cycle de baisses, probablement avant la Réserve fédérale américaine (banque centrale des États-Unis). Donc, construire des positions longues sur USD/CAD via des dérivés devient l’idée dominante. Il s’agit d’acheter des options d’achat (call: droit d’acheter à un prix fixé) avec un prix d’exercice (strike: prix fixé) autour de 1,3600 pour le troisième trimestre. Cela permet de profiter d’une hausse possible du taux de change à mesure que la BdC assouplit sa politique dans les prochaines semaines.
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