Perspectives de croissance de la consommation
La croissance de la consommation au trimestre devrait ralentir à 1,8% t/t en rythme annualisé au T1, contre 2,0% au trimestre précédent. Sur un an, les dépenses devraient augmenter de 2,4% au T1, avec des remboursements d’impôts (argent rendu aux ménages après déclaration) qui devraient soutenir davantage le T2 que le début de l’année. Les risques augmentent du côté du marché du travail et des prix. Après de bons chiffres en janvier, les conditions de travail en février ont semblé plus faibles, et les indicateurs avancés (signaux qui donnent une idée de ce qui vient) pointent vers des créations d’emplois en mars entre 0 et 50 000. La hausse des prix du pétrole et de l’essence, l’effet du conflit au Moyen‑Orient sur le moral, et l’inflation en mars et avril devraient réduire les revenus réels (revenus après inflation) . Les habitudes de remboursement d’impôts et la baisse des marchés actions (bourse) peuvent aussi creuser les écarts de dépenses entre ménages. La dynamique des dépenses de consommation s’essouffle depuis la fin de l’an dernier. Les dépenses réelles ont donné un point de départ faible pour le premier trimestre et, avec le dernier indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan tombé à 65,2 (son plus bas niveau en six mois), cette faiblesse devrait durer. Dans ce contexte, on peut envisager des positions baissières (parier sur une baisse) sur des ETF (fonds cotés en bourse) liés à la consommation discrétionnaire (achats non essentiels) comme XLY, par exemple en achetant des options de vente (« puts », droit de vendre à un prix fixé) ou en vendant des spreads d’options d’achat (stratégie qui limite le gain et le risque).Points à considérer pour se couvrir sur les marchés
Les risques de baisse pour l’ensemble du marché augmentent alors que le marché du travail montre des signes de ralentissement. Les demandes hebdomadaires d’allocations chômage (nombre de nouvelles personnes demandant une aide chômage) sont montées à 225 000, poursuivant une tendance haussière et confirmant l’idée de créations d’emplois faibles en mars. Des puts de protection (options de vente pour limiter les pertes) sur des indices larges comme le S&P 500 (indice de 500 grandes entreprises américaines) peuvent être une façon prudente de se couvrir contre cette faiblesse économique possible dans les prochaines semaines. En même temps, la hausse des coûts de l’énergie touche directement les ménages. Avec le pétrole WTI (référence américaine du prix du pétrole) au‑dessus de 85 $ le baril, cela devrait peser sur les budgets et alimenter l’inflation, comme lors du choc énergétique de 2022. Cela peut rendre intéressantes des options d’achat (« calls », droit d’acheter à un prix fixé) sur des fonds du secteur de l’énergie, tout en renforçant une attitude prudente envers les secteurs liés à la consommation. Cette combinaison de croissance plus faible et d’inflation qui reste élevée (elle reste au‑dessus de 3,5% dans le dernier rapport CPI, l’indice des prix à la consommation) augmente l’incertitude. Le VIX (indice de volatilité, souvent vu comme un « thermomètre de la peur ») remonte au‑dessus de 18, ce qui montre que les investisseurs s’attendent à des variations de prix plus fortes. Acheter des calls sur le VIX peut être une manière de profiter d’une volatilité en hausse. La capacité des consommateurs à tenir le choc est mise à l’épreuve, surtout pour les ménages à bas revenu, pénalisés par le prix de l’essence. Même si les remboursements d’impôts devraient aider, cela semble plutôt concernner le T2 que le très court terme. Cela suggère que des stratégies optimistes sur un rebond de la consommation seraient peut‑être mieux adaptées à des échéances en mai ou juin.
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