Taux d’inflation et choc pétrolier
TD Securities a ajouté que, dans ses modèles (outils mathématiques pour estimer des relations), l’inflation et les taux évoluent actuellement de façon très liée. Il a aussi mentionné un choc de forte ampleur sur les prix du pétrole (une variation exceptionnelle par rapport à la normale) et a indiqué que cela pourrait, plus tard, rapprocher davantage l’évolution de la croissance et des taux. Nous observons un schéma connu : une Banque d’Angleterre plus « agressive » (plus décidée à lutter contre l’inflation, donc plus prête à monter les taux) ne renforce pas forcément beaucoup la livre face au dollar. Cette semaine, la BoE a maintenu ses taux à 4,5 % tout en signalant une position ferme, mais GBP/USD a eu du mal à dépasser clairement 1,2700. Cela rappelle des périodes où la politique des banques centrales passait au second plan face à des facteurs mondiaux plus importants. La raison principale est un sentiment durable de « risk-off » sur les marchés mondiaux, qui pousse les capitaux vers le dollar américain, considéré comme une valeur refuge (un actif recherché en période d’incertitude). L’indice VIX (un indicateur de la peur sur les marchés, basé sur la volatilité attendue) est resté élevé, autour de 19 en moyenne le mois dernier, à cause de nouvelles tensions géopolitiques en Europe de l’Est. Cette forte demande de dollars risque de limiter la hausse de la livre, quelle que soit la décision de la Banque d’Angleterre sur les taux.Stratégie d’options pour une hausse limitée
De plus, l’attention du marché se déplace du problème actuel d’inflation vers le problème futur de croissance. Même si la dernière valeur de l’IPC (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) au Royaume‑Uni est restée élevée à 3,1 %, des enquêtes récentes auprès des entreprises, comme le PMI manufacturier S&P Global/CIPS (un indicateur basé sur des questionnaires auprès des directeurs d’achat ; sous 50, il suggère une baisse de l’activité), sont tombées à 49,5, ce qui indique une contraction économique. On a déjà vu ce basculement : à la fin de 2023, de fortes hausses de taux ont fini par conduire à deux trimestres consécutifs de croissance négative. Pour les traders de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un autre actif), cela suggère que la hausse de GBP/USD est limitée dans les prochaines semaines. Vendre des options d’achat « hors de la monnaie » (options d’achat dont le prix d’exercice est au‑dessus du niveau actuel, donc moins probable à court terme) avec des prix d’exercice autour de 1,2850 à 1,2900 peut être une stratégie pour encaisser une prime (le prix payé pour l’option), si l’on pense que la paire aura du mal à monter fortement. Cette approche profite d’un marché qui a plus de chances de rester calme ou de baisser un peu que de dépasser de nouveaux sommets.
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