Réaction du marché et contexte technique
Plus tôt, GBP/USD a reculé d’environ 0,7 % mercredi, en passant sous 1,3300. Le mouvement a prolongé un repli depuis le sommet de fin janvier proche de 1,3870, la paire se négociant sous deux moyennes mobiles quotidiennes importantes (un indicateur qui lisse les prix sur plusieurs jours pour mieux voir la tendance). L’évolution des prix sur les deux dernières semaines a été mitigée, mais la bougie baissière de mercredi (un signal sur un graphique en chandeliers montrant une baisse sur la période) a indiqué une possible cassure vers le bas (passage sous un niveau important). Les informations ont été publiées par l’équipe FXStreet, un groupe de journalistes économiques et de spécialistes du marché des changes (FX, c’est le marché des monnaies). La décision de la Banque d’Angleterre de maintenir les taux a surpris beaucoup de monde, ce qui a alimenté une forte hausse de GBP/USD au-dessus de 1,3300. Nous avons vu l’indice des prix à la consommation du Royaume-Uni (CPI, mesure de la hausse des prix payés par les ménages) rester au-dessus de 3 % jusqu’à fin 2025. Cette position plus stricte (hawkish, c’est-à-dire plus axée sur la lutte contre l’inflation même si cela freine l’économie) montre que les décideurs prennent l’inflation au sérieux. Cela renforce l’idée que la livre sterling a peut-être trouvé un plancher à court terme (un niveau bas qui tient). Pour ceux qui anticipent une nouvelle hausse, acheter des options d’achat (call options : contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé) est une façon directe de participer avec un risque limité (perte maximale connue à l’avance). On peut envisager des échéances d’avril ou mai 2026 (date de fin du contrat) avec des prix d’exercice autour de 1,3450 et 1,3500 (niveau auquel on peut acheter via l’option) pour viser une nouvelle phase de hausse. Même si la volatilité implicite (niveau de variation anticipé par le marché, reflété dans le prix des options) a probablement augmenté avec cette nouvelle, cela montre une confiance plus forte dans la livre. Une approche plus prudente consiste à vendre des options de vente (put options : contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé) pour encaisser une prime (le montant reçu à la vente de l’option), en pariant que le récent point bas deviendra un support solide (niveau où le prix a tendance à rebondir). On a vu le marché défendre fortement la zone 1,3250 lors de la baisse début 2025, ce qui peut rendre des prix d’exercice sous ce niveau intéressants. Cette stratégie peut gagner si le prix monte et grâce à l’érosion du temps (la valeur de l’option baisse à l’approche de l’échéance), à condition que la paire ne se retourne pas brutalement.Divergence de politique BoE–Fed
Ce mouvement est renforcé par l’écart croissant de politique monétaire entre la BoE et la Réserve fédérale américaine (Fed, la banque centrale des États-Unis). Nous notons que les récentes données américaines sur l’emploi Non-Farm Payrolls (NFP, nombre d’emplois créés hors agriculture) de février 2026 sont sorties sous les attentes à 195 000, tandis que l’inflation PCE de base (core PCE : mesure des prix suivie par la Fed, hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentation) ralentit vers 2,5 %. Ce contraste rend, pour l’instant, la détention de la livre, qui rapporte davantage (monnaie à rendement plus élevé), plus attractive que le dollar. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.
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