Conséquences sur le marché du dernier comptage des plateformes
Nous constatons que le nombre de plateformes pétrolières aux États-Unis a augmenté de deux, ce qui, à lui seul, ne fait généralement pas bouger fortement les prix. Toutefois, cette légère hausse suggère que les producteurs sont prudemment confiants sur les prix et qu’ils sont prêts à augmenter progressivement l’activité. Cette hausse progressive de l’offre (c’est‑à‑dire la quantité de pétrole disponible sur le marché) est un point important, car elle peut créer plus tard une pression à la baisse sur les prix. Avec le recul, cela s’inscrit dans une reprise lente du forage par rapport au début de 2025, où l’on était plutôt autour de 390 plateformes. Cette hausse progressive se produit alors que l’OPEP+ (alliance de pays exportateurs de pétrole, menée par l’OPEP et ses partenaires, qui coordonnent la production) maintient une discipline de production, ce qui limite l’offre mondiale et maintient le marché « serré » (offre limitée). Il y a donc une tension entre une légère croissance aux États-Unis et une offre internationale volontairement limitée. Des données récentes montrent que la demande reste solide. Le dernier rapport de l’EIA (agence américaine de l’énergie) indique une baisse inattendue de 2,1 millions de barils des stocks de pétrole brut américains la semaine dernière. Cela signifie que la consommation actuelle dépasse la production, ce qui soutient des prix élevés pour le moment. Avec les contrats à terme (prix fixé aujourd’hui pour une livraison plus tard) sur le pétrole WTI (référence du pétrole américain) autour de 85 $, le marché semble surtout réagir aux signes de forte demande plutôt qu’à la petite hausse du nombre de plateformes. Pour les traders (personnes qui achètent et vendent sur les marchés), ce contexte d’offre limitée et de demande forte suggère que le risque d’une hausse des prix reste important. La petite hausse du forage ne suffit pas à changer l’histoire positive à court terme, ce qui implique que la volatilité (ampleur des variations de prix) pourrait être sous‑estimée. Nous pensons qu’acheter des options (contrats donnant un droit d’achat/vente à un prix fixé) est préférable à en vendre à court terme. Concrètement, nous regardons des options d’achat hors de la monnaie (strike au‑dessus du prix actuel, donc qui ne rapporte que si le prix monte suffisamment) sur les contrats WTI de mai et juin. Par exemple, les options d’achat avec un prix d’exercice à 90 $ permettent de profiter d’éventuelles perturbations supplémentaires de l’offre ou de données économiques plus fortes que prévu. Cette stratégie permet de viser une hausse tout en limitant strictement la perte maximale au coût payé pour l’option.Positionnement et gestion du risque
À l’inverse, tout signe de baisse de la demande pourrait faire basculer rapidement cet équilibre. Nous envisageons donc aussi des spreads haussiers avec options d’achat (acheter une option d’achat et en vendre une autre plus chère pour réduire le coût) ou d’acheter une protection à la baisse via des options de vente (droit de vendre à un prix fixé) si les prix ne dépassent pas les récents sommets. Cela permet de rester orienté à la hausse tout en se protégeant contre un retournement rapide.
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