L’aversion au risque revient
Le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a déclaré dimanche que, parfois, il faut augmenter la pression pour ensuite la réduire. L’Iran a averti qu’il frapperait des sites énergétiques au Moyen-Orient après la menace de Trump concernant les centrales électriques et le détroit d’Ormuz. Des responsables de la Banque centrale européenne (BCE) doivent s’exprimer plus tard lundi. La BCE a laissé ses taux d’intérêt inchangés lors de sa réunion de jeudi et a déclaré que la guerre en Iran rendait les perspectives « plus incertaines ». La BCE a indiqué que le conflit créait des « risques à la hausse » pour l’inflation (hausse des prix) et des « risques à la baisse » pour la croissance (ralentissement de l’activité). Cela a poussé les traders (opérateurs) à augmenter les paris sur des hausses de taux de la BCE plus tard cette année.Stratégies avec options face aux fortes variations
La principale leçon de l’incident de 2025 dans le détroit d’Ormuz a été la forte hausse de la volatilité implicite (variation attendue des prix, déduite du prix des options). Les traders peuvent donc envisager d’acheter de la volatilité via des produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un autre actif), plutôt que de miser seulement sur une hausse ou une baisse. Utiliser des options (contrats donnant le droit, pas l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) comme des straddles (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice) ou des strangles (même idée, mais avec des prix d’exercice différents) sur l’EUR/USD permet de gagner si le mouvement de prix est fort, que les tensions s’aggravent ou se calment. Contrairement à fin 2025, quand la BCE craignait surtout une hausse de l’inflation, la situation économique actuelle est différente. Les données d’inflation HICP (indice harmonisé des prix à la consommation, mesure standard de l’inflation en zone euro) de février sont sorties à 2,1%, en baisse marquée par rapport au pic de 4,5% pendant la crise de l’an dernier. Cela rend la BCE moins susceptible d’évoquer des hausses de taux maintenant, ce qui peut limiter une hausse de l’euro. Il faut aussi surveiller de près les marchés de l’énergie, car les événements de 2025 ont montré à quelle vitesse le pétrole peut réagir. Le Brent (pétrole brut de référence) a bondi de 15% en une semaine à cette période, et se négocie déjà au-dessus de 95 $ le baril selon les dernières images satellite des mouvements de pétroliers (navires transportant du pétrole). Des options d’achat (call options, droit d’acheter) sur de grands ETF pétroliers (fonds cotés en bourse qui répliquent un indice) peuvent servir de couverture (protection) contre une nouvelle hausse brutale, qui pèserait sur la croissance européenne. Comme les dernières données de production industrielle allemande ont montré une baisse de 0,5% le mois dernier, l’économie de la zone euro est plus fragile qu’en 2025. Des options de vente (put options, droit de vendre) sur l’EUR/USD offrent une manière de viser une baisse avec un risque limité (perte maximale connue à l’avance). Cette approche profite d’un euro plus faible si la situation se dégrade, comme lors de la fuite vers la sécurité (déplacement vers des actifs jugés plus sûrs) observée l’an dernier.
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