Bob Savage de BNY affirme que le ton restrictif de la BCE, après des chocs énergétiques liés à l’Iran, a fait grimper les taux à court terme, tandis que l’inflation est restée ancrée.

by VT Markets
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Mar 23, 2026
Un choc énergétique lié à l’Iran a conduit à réévaluer la politique monétaire (décisions sur les taux d’intérêt), avec la BCE (Banque centrale européenne), la Banque d’Angleterre et le FOMC (comité de la banque centrale américaine) indiquant une position plus « restrictive » (plus favorable à des hausses de taux pour freiner l’inflation) que prévu. Les taux à court terme en zone euro ont monté, tandis que les anticipations d’inflation (ce que les marchés pensent que l’inflation sera à l’avenir) sont décrites comme maîtrisées. Les taux d’inflation « breakeven » (inflation implicite dans les prix de marché, déduite de l’écart entre obligations classiques et obligations indexées sur l’inflation) ont fortement augmenté et les courbes de taux (différence de rendement entre les échéances courtes et longues) se sont aplaties (écart plus faible entre court et long terme). Les marchés ont fortement revu à la hausse les attentes de hausses de taux, la BCE et la Banque d’Angleterre ne faisant pas comme si le conflit était temporaire (elles n’ont pas ignoré l’effet du conflit dans leurs décisions).

Prochaines données et points d’attention du marché

Toute nouvelle hausse de taux nécessiterait un soutien clair venant de l’évolution des anticipations et des nouvelles données. Le prochain point d’attention porte sur les enquêtes PMI préliminaires de mars (indicateurs d’activité basés sur des sondages auprès des entreprises) et le rapport ifo allemand (enquête de confiance des entreprises en Allemagne), qui pourraient montrer des effets sur la croissance, l’industrie et les exportateurs, y compris des pressions sur les coûts des intrants (coût des matières premières, énergie et composants utilisés pour produire). Le choc énergétique observé l’an dernier, provoqué par les tensions avec l’Iran, a poussé la BCE à réagir de façon restrictive, ce qui apparaît désormais discutable. Les taux à court terme intégraient une série de hausses, la BCE refusant d’ignorer le conflit, créant un décalage important avec les fondamentaux économiques (la situation réelle de l’économie : croissance, emploi, demande). Cela a aplati la courbe des taux, car le marché se préparait à un resserrement de la politique monétaire (politique plus stricte via des taux plus élevés) que beaucoup jugeaient trop tôt. Il faut noter que la justification de ces hausses ne s’est pas vraiment confirmée dans les données, comme on le pensait déjà en 2025. L’inflation HICP de la zone euro (indice harmonisé des prix à la consommation, mesure standard de l’inflation en Europe) a depuis ralenti, avec des chiffres récents à 2,3 %, bien en dessous des pics après le choc et proche de la cible de la BCE. Cela montre que les pressions sur les prix venaient surtout de l’offre (problèmes de production, énergie, importations) et étaient temporaires, plutôt que le signe d’anticipations de long terme hors de contrôle.

Conséquences pour le trading et le positionnement

Les traders de dérivés (produits financiers dont le prix dépend d’un autre actif, comme les taux) devraient donc se positionner pour un retournement par rapport à la position restrictive de l’an dernier, car le ralentissement économique devient la principale inquiétude. Les swaps de taux d’intérêt (contrats pour échanger un taux fixe contre un taux variable, ou l’inverse) devraient être construits pour profiter d’une baisse des taux à court terme, en anticipant que la BCE devra commencer à signaler des baisses de taux avant la fin de l’année. La forte révision à la hausse des hausses de taux en 2025 est en train de se défaire, créant des opportunités sur les contrats à terme EURIBOR (produits qui permettent de parier sur l’évolution des taux interbancaires en euros) pour ceux qui misent sur une politique plus accommodante (plus favorable à la croissance, avec des taux plus bas). Les données des publications ifo et PMI allemandes de l’an dernier donnaient un signal précoce : forte hausse des coûts des intrants et affaiblissement du moral industriel. Aujourd’hui, le dernier PMI manufacturier de la zone euro à 48,5 confirme une phase de contraction (valeur sous 50 = activité en baisse), conséquence directe de ce resserrement et de l’incertitude persistante. Cela suggère que les traders devraient envisager d’acheter des options (contrats donnant le droit, pas l’obligation, d’acheter ou vendre à un prix fixé) pour se protéger contre de nouvelles mauvaises surprises sur la croissance, ce qui accélérerait la demande de baisse de taux par la BCE. Nous devons surveiller de près les prochaines données sur l’emploi et les indicateurs de confiance. Tout nouvel affaiblissement donnera à la BCE la raison nécessaire pour passer de la ligne stricte de 2025 à une position plus favorable à la croissance. Cela rend la volatilité (variations rapides des prix) sur les marchés des obligations à court terme intéressante, car le moment de la première baisse de taux est réévalué à chaque nouvelle donnée. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.

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