Chocs pétroliers et inflation sous-jacente
Miran a indiqué que des prix de l’énergie plus élevés peuvent freiner la demande (la consommation et l’investissement), ce qui peut compenser une partie de l’effet inflationniste. Il a ajouté qu’il serait très inhabituel que la Fed réagisse à un choc pétrolier maintenant. Il a reconnu que le pétrole plus cher peut faire monter l’inflation, mais que ce n’est pas encore visible dans l’inflation sous-jacente. Il a aussi dit que le marché du travail pourrait encore avoir besoin de soutien de la politique monétaire, et que l’emploi continue de s’affaiblir lentement. Il a ajouté que l’équilibre des risques s’est dégradé des deux côtés (risque de plus d’inflation et risque de ralentissement), tout en précisant que les perspectives de politique permettent toujours des baisses de taux. Après ces remarques, l’indice du dollar américain (Dollar Index, un indicateur qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) a baissé de 0,38% à 99,12. La Réserve fédérale indique que son plan de baisse des taux reste d’actualité. Elle dit de ne pas sur-réagir aux événements de court terme, en particulier au récent bond des contrats à terme (prix fixé aujourd’hui pour une livraison plus tard) sur le pétrole WTI (pétrole américain de référence, West Texas Intermediate) au-dessus de 105 dollars le baril. Cela suggère qu’elle voit des prix de l’énergie plus élevés comme un facteur qui peut ralentir l’économie, pas seulement comme une source d’inflation.Prix de marché et implications pour le trading
Il est trop tôt pour penser que cela va changer leur trajectoire. Le rapport CPI (indice des prix à la consommation) de février 2026 va dans ce sens : l’inflation globale est montée à 3,5% tandis que l’inflation sous-jacente est restée plus limitée à 2,9%. La Fed observe si les coûts de l’énergie se diffusent à d’autres secteurs, mais ne le constate pas encore. Le marché du travail leur laisse aussi de la marge pour envisager des baisses. Le dernier rapport de février 2026 a montré seulement 155 000 créations d’emplois, en dessous des attentes du marché (la prévision moyenne) de 190 000. Cet affaiblissement progressif renforce l’idée que la politique pourrait devoir être moins restrictive (moins “freinante”) bientôt. Dans ce contexte, le marché anticipe un assouplissement (baisse des taux). L’outil CME FedWatch (un indicateur basé sur les prix des contrats sur taux, qui estime les probabilités de décisions de la Fed) indique maintenant une probabilité supérieure à 75% d’une baisse de taux d’ici la réunion de juin 2026. Cela rend intéressantes des positions longues (parier sur une hausse du prix) sur des contrats à terme de taux comme le SOFR (taux de référence au jour le jour, basé sur des opérations garanties), car leur prix monte si la Fed baisse les taux comme prévu. Pour les traders actions, cette position plus accommodante (“dovish”, c’est-à-dire favorable à des taux plus bas) soutient le S&P 500 (grand indice boursier américain). Les options d’achat (call, un contrat qui donne le droit d’acheter à un prix fixé) sur les grands indices peuvent servir à viser un gain si les taux baissent. Cependant, comme la Fed reconnaît des risques des deux côtés, acheter des options d’achat sur le VIX (indice de volatilité, souvent appelé “indice de la peur”) ou utiliser des collars (stratégie d’options : acheter une protection et financer une partie de son coût en limitant le gain) peut être une couverture (protection) prudente contre une volatilité imprévue. Ce n’est pas une approche nouvelle pour la Réserve fédérale. Si l’on regarde, depuis 2025, le cycle de 2019, on voit qu’ils avaient fait des baisses de taux “d’assurance” (réductions préventives) pour soutenir l’économie dans un contexte d’incertitude mondiale. La situation actuelle, avec un marché du travail qui se tasse, ressemble à ce schéma.
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