Les marchés réagissent au changement d’appétit pour le risque
Les marchés ont réagi : Wall Street a ouvert en hausse et les prix du pétrole ont baissé, ce qui a pesé sur le dollar. Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE, une organisation qui analyse les marchés de l’énergie) Fatih Birol a déclaré que la crise actuelle au Moyen-Orient a eu un impact plus fort que les deux chocs pétroliers des années 1970 réunis, ainsi que l’effet sur les marchés du gaz (marchés où s’échange le gaz naturel) lié à la guerre Russie-Ukraine. Les grandes banques centrales (les institutions qui fixent les taux directeurs, c’est‑à‑dire les taux d’intérêt de référence) ont laissé les taux inchangés la semaine dernière, même si elles sont dans un cycle d’assouplissement (phase où l’on tend à baisser les taux). Les marchés monétaires (marchés où l’on anticipe les taux futurs à court terme) estiment à 52 % la probabilité d’une hausse de taux de la Banque d’Angleterre le 18 juin, tandis que les anticipations pour la Fed (banque centrale des États‑Unis) indiquent 5 points de base de resserrement (augmentation de 0,05 %) pour le 17 juin. Le président de la Fed de Chicago Austan Goolsbee a dit qu’il lui fallait une « preuve sur l’inflation » (données claires montrant une baisse durable des prix) et qu’il surveille l’effet des prix du pétrole sur l’économie. Le gouverneur de la Fed Stephen Miran a déclaré que la politique ne devrait pas réagir aux titres de presse de court terme. Sur le graphique journalier, la paire GBP/USD était aussi mentionnée à 1,3381, sous des moyennes mobiles (indicateurs qui lissent le prix sur une période pour montrer la tendance) proches de 1,3500. La résistance (zone de prix où la hausse a souvent du mal à passer) se situe vers 1,3430 et 1,3500/1,3510, tandis que le support (zone où le prix a souvent du mal à baisser davantage) se trouve à 1,3340 et 1,3220, puis 1,3100.Considérations sur les options et le positionnement
Les données d’inflation ne justifient pas une hausse durable de la livre contre le dollar, car les deux banques centrales restent « fermes » sur l’inflation (elles privilégient des taux élevés pour freiner la hausse des prix). L’IPC du Royaume‑Uni (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation pour les ménages) est resté élevé à 3,4 % en février 2026, ce qui explique pourquoi les marchés monétaires donnent 52 % de probabilité à une hausse de taux de la Banque d’Angleterre d’ici juin. De même, avec l’inflation de base aux États‑Unis (inflation hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentation) toujours juste sous 3 % le trimestre dernier, la Fed a peu de marge pour envisager des baisses. La baisse du pétrole ressemble plus à un répit temporaire qu’à une nouvelle tendance. Après une moyenne au‑dessus de 100 $ le baril fin 2025, le recul du Brent (type de pétrole de référence en Europe) vers 108 $ aujourd’hui reste limité dans le contexte de la crise énergétique évoquée par l’AIE. Cette pression sur les prix maintient les responsables de la Fed en alerte et renforce l’idée que les taux resteront élevés plus longtemps. Sur le plan technique (analyse basée sur les graphiques et les niveaux de prix), la hausse approche une résistance importante autour de 1,3500, qui a souvent bloqué les gains. Cela peut en faire un niveau où envisager de vendre des « call spreads » sur GBP/USD (stratégie d’options consistant à vendre une option d’achat et en acheter une autre à un prix plus élevé pour limiter le risque) ou d’acheter des « puts » (options de vente, qui gagnent de la valeur si le prix baisse), en pariant que la zone de résistance et les pressions économiques ramèneront le prix vers le bas. Cette approche vise un retournement lorsque l’optimisme initial lié aux nouvelles géopolitiques s’estompe. Avec l’incertitude, une stratégie d’options centrée sur la volatilité (fortes variations de prix) peut être plus prudente que de choisir un sens. Les informations contradictoires sur les discussions États‑Unis–Iran préparent le terrain à un grand mouvement de prix dans les prochaines semaines. Utiliser un « straddle » acheteur sur GBP/USD (acheter en même temps une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice, pour profiter d’un mouvement fort dans un sens ou dans l’autre) permettrait de profiter d’un mouvement important, qu’il s’agisse d’une forte hausse en cas de discussions confirmées ou d’une baisse marquée si les tensions repartent.
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