Principaux niveaux et réaction du marché
Le dollar américain a calé près de 100 (niveau de l’indice du dollar, une mesure de la force du dollar face à un panier de devises), les rendements à court terme ont monté (taux d’intérêt des obligations à courte échéance), et l’or s’est renforcé, ce qui correspond à une baisse générale de la prise de risque. Le S&P 500 a clôturé nettement sous sa moyenne mobile à 200 jours (moyenne des prix sur 200 séances, souvent utilisée comme repère de tendance). Le risque politique a aussi été évoqué, avec un délai de 48 heures attribué à Trump et un risque d’escalade. Il a aussi été question d’un tweet sur une « pause de 5 jours » et du doute sur sa durée. On retrouve un schéma connu : quand le marché n’arrive pas à prolonger un rebond, il peut ensuite chuter vite, comme en 2025. Le Nasdaq montre de nouveau des signes de perte de surperformance (il ne fait plus mieux que le reste du marché), ce qui a souvent été un signal précoce de faiblesse plus large. Cela suggère de se méfier des rebonds à venir. L’indice de volatilité du CBOE (VIX, souvent appelé « indice de la peur » car il reflète la volatilité attendue) montre cette tension : il est passé d’environ 13 à plus de 16,5 en deux semaines. Cela indique que des traders achètent une protection contre une baisse. Pour les traders de produits dérivés (contrats dont la valeur dépend d’un actif, comme les options), cela signifie que le coût de l’assurance via des options de vente (« put », un contrat qui gagne en valeur si le prix baisse) augmente, ce qui pousse à agir plus tôt.Volatilité des taux et positionnement
La pression augmente car les rendements à court terme restent élevés : le rendement du Trésor américain à 2 ans (taux d’une obligation d’État américaine à 2 ans) reste au-dessus de 4,7 % ce mois-ci. En 2025, une hausse rapide des rendements a vite provoqué une réduction du risque sur les actions. Ce niveau élevé et durable rend plus difficile l’idée de garder des actions plutôt que du cash. Les indicateurs internes du marché envoient aussi des signaux d’alerte : la ligne avance-déclin du NYSE (différence entre le nombre d’actions qui montent et celles qui baissent) n’a pas confirmé les derniers plus hauts du S&P 500. Cette divergence négative montre que moins d’actions participent à la hausse, ce qui concentre le risque sur quelques valeurs. Un retournement rapide de ces leaders peut déclencher des ventes forcées, comme lors de baisses passées. Dans ce contexte, les traders peuvent envisager des stratégies qui profitent soit d’une baisse, soit d’une forte hausse de la volatilité. Acheter des spreads de puts (stratégie d’options : acheter un put et vendre un autre put à un autre prix, pour réduire le coût avec un risque plafonné) sur des grands indices comme le SPY ou le QQQ (ETF, fonds coté en Bourse, qui suivent respectivement le S&P 500 et le Nasdaq-100) peut offrir une couverture à coût réduit avec un risque défini. Sinon, pour ceux qui anticipent un pic de peur, des positions acheteuses sur des options d’achat sur le VIX (calls : options qui gagnent si le VIX monte) peuvent être intéressantes dans les prochaines semaines.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets