L’incertitude au Moyen-Orient limite la hausse
Les achats sont restés limités, car l’incertitude sur le conflit au Moyen-Orient persistait. Des responsables iraniens ont déclaré qu’aucune discussion n’avait eu lieu avec les États-Unis, tandis que les prix du pétrole ont baissé après les propos de Trump, et que le détroit d’Ormuz restait en pratique fermé. Les inquiétudes d’inflation liées au pétrole (hausse des prix à cause de l’énergie) ont continué, ajoutant des pressions sur les prix en Australie. La Reserve Bank of Australia (banque centrale d’Australie, RBA) a relevé son taux directeur (taux d’intérêt de référence) à 4,10% la semaine dernière, après une hausse précédente à 3,85% en février. L’attention se tourne vers les chiffres de l’inflation australienne de février attendus plus tard cette semaine, qui ne prendront pas en compte la récente hausse des prix de l’énergie. Les marchés ont aussi ajusté leurs attentes pour la politique américaine, après que la Réserve fédérale (banque centrale américaine, Fed) a maintenu ses taux entre 3,50% et 3,75%, et que son dot plot (graphique des projections de taux des membres de la Fed) a indiqué une baisse en 2026, avec des prévisions d’inflation plus élevées. Les données préliminaires PMI (indice des directeurs d’achats, un baromètre de l’activité des entreprises) S&P Global de mars pour l’Australie et les États-Unis sont attendues mardi.Retour sur la nervosité des marchés en 2025
On se souvient de la nervosité des marchés à cette période en 2025, quand l’AUD/USD a brièvement remonté vers 0,7018. Cela venait d’une détente temporaire des tensions géopolitiques (tensions entre pays) avec l’Iran, ce qui avait donné un soutien de courte durée à l’appétit pour le risque. Mais l’incertitude a freiné tout vrai élan d’achat. Un an plus tard, le niveau de 0,7000 paraît loin, car la paire se traite plutôt autour de 0,6550. Même si la crise spécifique avec l’Iran en 2025 s’est calmée, des risques géopolitiques plus larges ont continué, limitant l’intérêt pour les monnaies sensibles au risque. On a vu comment ces tensions de fond pèsent durablement sur le marché. On se rappelle que la RBA venait juste de relever son taux directeur à 4,10% à l’époque, et que les craintes d’inflation liées au pétrole étaient justifiées. La banque centrale a ensuite dû resserrer davantage sa politique, portant le taux directeur à son niveau actuel de 4,35%, où il est resté pendant plusieurs mois. L’inflation annuelle, même en baisse par rapport à son pic, est restée autour de 3,5%, ce qui a gardé la RBA prudente. La révision des attentes sur la Fed observée en 2025 n’était qu’un début. La pause prolongée attendue à 3,75% ne s’est pas produite, car une inflation sous-jacente persistante (hausse des prix hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentation) a forcé la Fed à relever ses taux vers la fourchette actuelle de 5,25% à 5,50%. Cet écart important entre les taux américains et australiens a été un frein majeur pour l’AUD/USD sur l’année écoulée. Dans ce contexte, les traders (intervenants qui achètent et vendent à court terme) peuvent envisager des stratégies adaptées à un cours qui évolue dans une fourchette (mouvement de va-et-vient sans tendance) ou qui protègent contre une baisse de l’AUD/USD. Vendre des strangles hors de la monnaie (stratégie d’options: vendre une option d’achat et une option de vente, toutes deux loin du prix actuel) peut permettre d’encaisser une prime (le prix payé pour l’option), si la volatilité (ampleur des variations de prix) reste contrôlée près des récents plus bas. Cependant, acheter des options de vente (put, droit de vendre à un prix fixé) sur le dollar australien est une façon plus simple de se protéger contre un retour brutal à l’aversion au risque (fuite vers des actifs jugés plus sûrs) ou une Fed plus stricte (plus encline à relever les taux).
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