Selon Jan von Gerich (Nordea), le pétrole reste sous ses récents sommets tandis que les rendements obligataires s’envolent et que les actions reculent sur fond de conflit

by VT Markets
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Mar 30, 2026
Jan von Gerich, de Nordea, indique que, malgré un flux d’actualités très dense au Moyen-Orient et de fortes variations des marchés, le pétrole n’a pas inscrit de nouveaux sommets depuis près de trois semaines. Sur la même période, le rendement allemand à 10 ans a atteint plus tôt cette semaine son plus haut niveau depuis 2011, et les marchés actions sont restés sous pression. Le scénario central de Nordea supposait que le conflit s’apaiserait rapidement, ce qui limiterait tout effet durable sur les prix de l’énergie. Il estime que la probabilité de ce scénario a diminué.

Risque d’inflation non linéaire

Après des propos de la présidente de la BCE, Christine Lagarde, lors de la conférence ECB Watchers, la BCE craint que les anticipations d’inflation (les attentes du public et des investisseurs sur l’inflation future) réagissent plus fortement, car le dernier choc d’inflation est récent. Lagarde a aussi cité des études selon lesquelles les effets d’un choc énergétique seraient « non linéaires » (ils n’augmentent pas de manière régulière : un petit choc a peu d’effet, mais au-delà d’un certain seuil l’impact devient très important). Dans ce schéma non linéaire, de faibles hausses de l’énergie peuvent peu influencer les prix globaux, tandis que de fortes hausses peuvent peser fortement sur l’ensemble des prix et pousser la banque centrale à réagir de façon plus ferme. La BCE souligne que la guerre au Moyen-Orient rend les perspectives plus incertaines, avec des risques d’inflation plus élevée et de croissance plus faible, selon l’intensité et la durée du conflit, et selon la manière dont les prix de l’énergie se transmettent aux prix à la consommation et à l’activité. On observe un schéma connu : les cours du pétrole réagissent aux titres liés au conflit, mais peinent à franchir de nouveaux sommets. Le Brent (référence mondiale du pétrole) évolue autour de 92 dollars le baril, sans réussir à dépasser la résistance à 95 dollars (un niveau de prix où les ventes ont tendance à bloquer la hausse), malgré les tensions récentes en mer de Chine méridionale. Cela suggère que le marché n’intègre pas encore une forte perturbation de l’offre, ce qui crée un équilibre fragile. Les propos de la BCE sur la sensibilité des anticipations d’inflation aux prix de l’énergie n’en sont que plus actuels. Après la brève alerte de récession (baisse de l’activité) observée fin 2025, les banques centrales sont très prudentes. La dernière inflation en zone euro s’établit à 3,1 %, et une hausse durable du pétrole au-delà de 100 dollars forcerait très probablement la BCE à revenir sur sa nouvelle posture plus accommodante (une politique plus favorable à la croissance, avec des taux moins élevés). Ce contexte renvoie à un risque non linéaire : un choc énergétique important pourrait déclencher une réponse de politique monétaire plus agressive (notamment via des hausses de taux), au détriment de la croissance. Du côté de l’indice Cboe de volatilité du pétrole (OVX, qui mesure la volatilité implicite : l’amplitude de mouvement anticipée par le marché au travers des options), il est passé de 35 à 41 sur le dernier mois, signe que les opérateurs achètent des protections contre un mouvement brutal. Les commandes à l’industrie allemande ont aussi reculé de 1,2 % le mois dernier, de façon inattendue, ce qui souligne la fragilité de la reprise.

Positionnement via options pour jouer la volatilité

Dans ce cadre, il peut être pertinent d’acheter des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour se positionner sur un fort mouvement de prix, plutôt que de parier uniquement sur la direction. Des straddles ou strangles acheteurs sur des contrats à terme de pétrole (straddle : achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice ; strangle : même stratégie mais avec des prix d’exercice différents, souvent moins coûteuse) peuvent convenir, car ces stratégies gagnent si le prix bouge fortement dans un sens ou dans l’autre, sous l’effet d’événements géopolitiques ou d’un net ralentissement économique. Plus précisément, l’achat d’options d’achat « hors de la monnaie » (prix d’exercice au-dessus du prix actuel, moins chères mais nécessitant une hausse pour valoir davantage) sur Brent pour une échéance juin 2026 offre une exposition avec risque borné (la perte maximale est la prime payée) pour capter un choc haussier potentiel en cas d’escalade du conflit.

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