Changement de statut du dollar comme valeur refuge
Le rapport souligne de fortes variations sur les marchés financiers. Il fait aussi état de signaux contradictoires sur les chances de mettre fin à la guerre. Il indique que des négociations ont commencé dans la semaine. Il précise que des propositions de paix ont été présentées, mais que les positions restent très éloignées et que l’incertitude demeure élevée. Le repli récent des actions ne provoque pas, comme auparavant, une hausse du dollar. La baisse de 3% du S&P 500 (indice boursier américain) plus tôt ce mois-ci n’a entraîné qu’une hausse limitée de 0,2% du Dollar Index DXY (indice mesurant la valeur du dollar face à un panier de grandes devises), ce qui suggère une perte d’attrait en tant que valeur refuge. Cette réaction faible signifie que les opérateurs doivent éviter d’acheter automatiquement du dollar simplement parce que les actions reculent.Implications de stratégie pour les traders
Pour les investisseurs qui utilisent des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé), ce contexte suggère que la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options) sur les principales paires en USD peut être trop chère lors des épisodes « risk-off ». Vendre des options d’achat hors de la monnaie (options d’achat dont le prix d’exercice est au-dessus du prix de marché, donc plus « éloignées ») sur le dollar face à des devises comme l’euro ou le franc suisse peut être une stratégie envisageable. Il faut aussi intégrer que les couvertures (hedges) traditionnelles qui reposaient sur un dollar plus fort n’offrent peut‑être plus la même protection. Avec le recul de 2025, on se souvient des fortes hausses du dollar pendant le stress de marché de 2020 et lors des relèvements de taux de 2022. Or, le comportement du marché en 2026 ne reproduit pas ce schéma, ce qui suggère un changement plus profond dans la manière dont les capitaux mondiaux recherchent la sécurité. Cet écart par rapport aux habitudes historiques est un élément important pour les stratégies actuelles. Au lieu d’aller vers le dollar, les flux se déplacent vers d’autres actifs quand l’incertitude augmente. L’or, par exemple, a fait mieux que le DXY de plus de 4% lors des phases d’aversion au risque au premier trimestre 2026, tandis que le franc suisse a aussi très bien résisté. Les opérateurs peuvent considérer ces refuges alternatifs pour couvrir leurs risques. Les conflits géopolitiques, en particulier au Moyen-Orient, influencent désormais plus directement les marchés des matières premières (produits de base comme le pétrole) que le dollar. Le CBOE Crude Oil Volatility Index OVX (indice mesurant la volatilité attendue sur le pétrole) a progressé de 12% sur le mois écoulé, un mouvement bien plus marqué que sur le marché des changes (forex). Cela montre que le risque est davantage intégré dans des actifs précis comme le pétrole plutôt que via un mouvement général vers le dollar. Il faut donc ajuster l’approche pour les prochaines semaines, en évitant les positions vendeuses automatiques (pari sur la baisse) sur les monnaies liées aux matières premières, comme le dollar australien ou le dollar canadien, lors des replis des actions. Il peut être plus pertinent d’utiliser des dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent) pour se positionner sur la volatilité du pétrole lui-même, ou de privilégier des paires de devises moins sensibles au sentiment de risque général.
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