Forces macroéconomiques et géopolitiques
Les prix du pétrole sont restés élevés, en lien avec les tensions autour du détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le transport du pétrole). La hausse des coûts de l’énergie a relevé les anticipations d’inflation (attentes de hausse des prix) et a pesé sur les perspectives de politique monétaire (niveau des taux décidé par les banques centrales). Les marchés ont revu les attentes sur les taux d’intérêt vers des conditions plus strictes plus longtemps. La Réserve fédérale américaine (banque centrale des États-Unis), la Banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre pourraient maintenir une politique restrictive (taux élevés et financement plus cher) pour contenir l’inflation. Ce contexte peut pénaliser l’argent, car il ne verse pas d’intérêt. Quand les rendements obligataires (taux offerts par les obligations) montent, le « coût d’opportunité » augmente: détenir de l’argent devient moins attractif que détenir des actifs qui rapportent un intérêt. Un dollar américain plus ferme, soutenu par des anticipations de taux plus élevés, peut aussi limiter la hausse en rendant l’argent plus cher pour les acheteurs hors dollar. À court terme, la tendance dépendra de l’équilibre entre la demande de valeur refuge (achats en période de risque) et la pression liée aux taux et à l’inflation. La volatilité (amplitude des variations de prix) reste élevée sur les marchés financiers.Stratégies sur options dans une zone agitée
Nous avons déjà vu ce type de configuration: les tensions géopolitiques compliquent le marché de l’argent. Par le passé, lorsque l’argent visait 68,50 $, cela a montré le potentiel de mouvements rapides quand peur et inflation se renforcent. Aujourd’hui, avec un métal proche de 32,15 $, un schéma similaire réapparaît sur fond de frictions renouvelées OTAN-Russie autour de l’accès à la mer Baltique, faisant écho aux tensions autour du détroit d’Ormuz. L’impact sur l’énergie est déjà visible, avec les contrats à terme (prix fixés à l’avance pour une livraison future) sur le Brent (référence du pétrole en Europe) solidement au-dessus de 95 $ le baril ce mois-ci. Cela alimente directement les craintes d’inflation, surtout après un indice CPI américain (mesure de l’inflation, « indice des prix à la consommation ») de février ressorti plus élevé que prévu à 3,1%, interrompant la baisse progressive de l’inflation observée pendant une grande partie de 2025. Cette surprise a conduit les investisseurs à revoir les prix des actifs et le niveau de risque sur l’ensemble des marchés. En conséquence, les anticipations de politique des banques centrales ont fortement changé. Le marché n’accorde désormais que moins de 40% de probabilité à une baisse des taux de la Fed d’ici juillet, alors qu’en début d’année les baisses de taux étaient largement intégrées. Cela soutient les rendements obligataires et a porté l’indice du dollar (DXY, indicateur de la force du dollar face à un panier de devises) à un plus haut de cinq mois autour de 105,50. Pour l’argent, cela crée un tiraillement classique que les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une option) peuvent tenter d’exploiter. Un dollar fort et le coût d’opportunité plus élevé d’un actif sans rendement constituent des freins importants et mettent la pression sur le prix. En revanche, le risque géopolitique persistant offre un plancher, en attirant des achats de valeur refuge lors des replis. Dans ce contexte de volatilité élevée, certains peuvent envisager des stratégies profitant de fortes variations ou d’un marché qui évolue dans une fourchette. Vendre un « strangle » (stratégie d’options consistant à vendre une option d’achat et une option de vente à des prix d’exercice différents) en dehors de la zone attendue entre 30 et 34 $ peut permettre d’encaisser une prime (revenu reçu à la vente de l’option) si l’argent reste coincé entre ces forces. À l’inverse, acheter des options d’achat à longue échéance (droit d’acheter à un prix fixé) permet de viser une hausse en cas de choc géopolitique, avec un risque limité à la prime payée. Des « put spreads » (combinaison de deux options de vente, l’une achetée et l’autre vendue) peuvent aussi servir de couverture (protection) contre une rupture sous des niveaux de support importants (zone de prix où la baisse est souvent freinée).
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