Hausse du risque militaire dans le Golfe
Le Wall Street Journal rapporte que le Pentagone envisage d’envoyer 10 000 soldats supplémentaires au Moyen-Orient. Cela ravive la crainte d’une perturbation, voire d’une fermeture, du détroit d’Ormuz, un passage maritime crucial par lequel transite une grande partie des exportations mondiales de pétrole. Selon ING, environ 8 millions de barils par jour (volume produit chaque jour) seraient déjà affectés, et d’autres volumes resteraient exposés à un risque de perturbation. Les cours du pétrole sont restés très instables et très dépendants des évolutions diplomatiques et militaires. WTI signifie « West Texas Intermediate », un pétrole américain de référence (qualité standard utilisée pour fixer les prix) dont les échanges se font notamment via le hub de Cushing (principal site logistique de stockage et de livraison en Oklahoma). Les prix dépendent surtout de l’offre et de la demande, des tensions géopolitiques, des décisions de l’OPEP (cartel de pays producteurs), du dollar américain, ainsi que des statistiques hebdomadaires de stocks publiées par l’API (organisme privé) et par l’EIA (agence officielle américaine). Ces deux estimations sont proches l’une de l’autre dans la majorité des cas.Stratégie d’options dans un contexte de forte volatilité
La hausse ne vient pas seulement des titres, car les fondamentaux d’offre semblent tendus (offre limitée par rapport à la demande). L’EIA a signalé une baisse inattendue des stocks de brut de 3,1 millions de barils cette semaine, à l’opposé des anticipations qui tablaient sur une hausse. Dans le même temps, l’OPEP+ (OPEP et pays alliés) a indiqué qu’elle maintiendrait ses réductions de production (limitation volontaire de l’extraction) jusqu’au prochain trimestre, ce qui limite l’offre. Face à ces risques haussiers, on peut envisager des positions acheteuses via des instruments dérivés (produits financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici le pétrole). Acheter des options d’achat à court terme (contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur des contrats à terme WTI (contrats standardisés pour acheter/vendre à une date future) permettrait de profiter d’un pic rapide des prix. Pour réduire le coût, un « bull call spread » (acheter une option d’achat et en vendre une autre à un prix d’exercice plus élevé) permet de viser une hausse modérée, tout en limitant à la fois le risque et la dépense initiale. Il faut garder à l’esprit que les cours réagissent fortement aux nouvelles diplomatiques. La volatilité implicite (niveau de variations attendu par le marché, intégré dans le prix des options) est élevée : les options coûtent donc cher, ce qui reflète une forte incertitude. Un signe de désescalade (baisse des tensions) pourrait effacer rapidement la prime de risque actuelle, d’où la nécessité de gérer prudemment la taille des positions.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets