La Fed reste accommodante
Miran ne voit pas d’indice que ses collègues à la Fed changent d’avis à cause du pétrole. Il a ajouté que les marchés sont instables en période de guerre et qu’il évite d’interpréter excessivement les mouvements de marché. Il s’est dit préoccupé par le marché du travail, tout en estimant que la Fed peut s’y adapter. Selon lui, la Fed freine la demande de travail (le nombre d’embauches et d’offres d’emploi) de façon excessive. Il a déclaré que la politique monétaire (le niveau des taux directeurs et les conditions de crédit) pourrait être assouplie d’environ un point de pourcentage sur l’année. Il a aussi indiqué que l’inflation devrait revenir vers l’objectif d’ici un an. Les données sur l’emploi publiées plus tôt ce mois-ci vont dans ce sens. Le rapport sur l’emploi de février 2026 montre une hausse des salaires ramenée à un rythme annuel de 3,8%, dans la continuité du ralentissement observé en 2025. Cela réduit l’argument en faveur de taux élevés pour contrer une spirale salaires-prix qui ne s’est pas matérialisée.Conséquences pour les stratégies sur les taux
Malgré un Brent proche de 95 dollars le baril, porté par les tensions géopolitiques, peu d’éléments indiquent une contagion à l’inflation. Le dernier indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) de février 2026 s’établit à 2,8%, signe d’un reflux des pressions sous-jacentes (l’inflation hors éléments très volatils). Cela permet à la Fed de relativiser la volatilité de l’énergie et de se concentrer sur l’essoufflement du marché du travail. Dans les prochaines semaines, les investisseurs peuvent envisager des positions profitant d’une baisse des anticipations de taux à court terme. Les contrats à terme et options sur taux (produits financiers permettant de se couvrir ou de spéculer sur l’évolution des taux) n’intègrent actuellement qu’environ deux baisses de 0,25 point pour le reste de 2026. Ces propos laissent entrevoir jusqu’à un point de pourcentage d’assouplissement, ce qui crée un écart notable. Étant donné la volatilité liée à la guerre, recourir aux options (instruments donnant un droit d’achat ou de vente à un prix fixé) peut être plus prudent. Acheter des options d’achat sur des contrats à terme sur Treasuries (obligations d’État américaines) ou utiliser des swaps de taux « receive-fixed » (échange où l’on reçoit un taux fixe et paie un taux variable, ce qui profite en général d’une baisse des taux) permet de bénéficier d’une baisse des taux tout en limitant le risque. La forte volatilité renchérit les primes d’options (leur coût), mais reflète aussi le risque d’un ajustement rapide des prix si la Fed annonce un cycle d’assouplissement plus marqué. Il faut aussi suivre la courbe des taux (relation entre les taux et les maturités), qui pourrait se pentifier si la Fed baisse ses taux. Une stratégie classique consiste à viser un écart plus large entre les rendements à 2 ans et à 10 ans des Treasuries. Cela peut se faire via des écarts de contrats à terme, en pariant que les taux courts baisseront plus vite que les taux longs quand la Fed changera officiellement de cap.
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