Implications pour la politique de la Banque du Japon
Une inflation à Tokyo plus faible que prévu (1,7 %) modifie à court terme notre scénario sur la Banque du Japon (BoJ, la banque centrale). Cela indique que les pressions sous‑jacentes sur les prix (c’est‑à‑dire la dynamique d’inflation hors éléments très volatils) sont moins fortes qu’anticipé. La BoJ devrait donc être moins pressée de relever à nouveau ses taux directeurs (les taux d’intérêt fixés par la banque centrale) au prochain trimestre. Cela invite à revoir l’idée d’une appréciation rapide du yen. Après la hausse du yen à la suite de la fin des taux négatifs en 2025, cette déception sur l’inflation pourrait à nouveau élargir l’écart de taux avec la Réserve fédérale américaine (Fed). Des options d’achat USD/JPY (call, un contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) avec un prix d’exercice (strike, le prix fixé au contrat) autour de 158 peuvent se justifier, la paire pouvant retester 160, niveau observé plus tôt cette année. Le rendement de l’emprunt d’État japonais à 10 ans (JGB, obligation souveraine japonaise), monté jusqu’à 1,05 % sur l’espoir d’un durcissement de la politique monétaire, pourrait désormais subir une pression à la baisse. La perspective de taux moins élevés qu’attendu limite le risque d’une remontée rapide des rendements. Des positions sur des futures JGB (contrats à terme, instruments permettant de se couvrir ou de spéculer sur les rendements) peuvent permettre de profiter d’un éventuel reflux des rendements vers 0,90 %.Effets sur les actions et idées de marché
Un yen plus faible soutient mécaniquement le Nikkei 225, très exposé aux exportateurs. Les bénéfices des grands industriels sont aidés par l’effet de conversion des devises (l’impact du taux de change quand les revenus en devises étrangères sont convertis en yens), un moteur qui a porté le marché en 2024 et 2025. Dans ce contexte, acheter des futures Nikkei 225 ou des options d’achat reste une stratégie intéressante à court terme. Il faut toutefois tenir compte des négociations salariales de printemps (« shunto »), où les grandes entreprises ont accepté des hausses moyennes de 5,1 %. Cela peut alimenter l’inflation à l’avenir, mais la faiblesse du CPI d’aujourd’hui montre que cela ne se reflète pas encore dans une hausse généralisée des prix. À ce stade, le marché devrait privilégier les données d’inflation immédiates plutôt que les indicateurs salariaux plus prospectifs.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets