Faiblesse du dollar et évolutions géopolitiques
Le Wall Street Journal rapporte que Donald Trump se dit prêt à faire la paix avec l’Iran après que Washington a endommagé ses infrastructures militaires. Il indique que les États-Unis privilégieraient la voie diplomatique pour rouvrir le détroit d’Ormuz, car un recours à la force risquerait d’élargir le conflit au-delà de son horizon de quatre à six semaines. (Le détroit d’Ormuz est un passage maritime stratégique par lequel transite une part importante du pétrole mondial.) L’appétit pour le risque s’est amélioré, ce qui a soutenu les actifs plus risqués (actions, devises cycliques). Les contrats à terme sur le S&P 500 (instruments qui reflètent l’anticipation du niveau futur de l’indice actions américain) progressaient de près de 1%, au-dessus de 6.400. Les prix du pétrole ont nettement corrigé avec l’apaisement des tensions au Moyen-Orient. Cela peut réduire les anticipations d’une politique plus restrictive de la Réserve fédérale (Fed), c’est-à-dire des taux plus élevés, qui avaient été alimentées par la hausse de l’énergie et les craintes d’inflation. Le franc suisse s’est légèrement apprécié face à la plupart des autres monnaies. La devise reste toutefois sous pression depuis que la Banque nationale suisse (BNS) a indiqué ce mois-ci qu’elle est prête à intervenir si le CHF s’apprécie trop fortement (intervenir signifie agir sur le marché des changes, notamment en vendant du franc, pour limiter sa hausse).Conséquences de positionnement pour les traders
La désescalade dans le détroit d’Ormuz en 2025 avait déclenché un fort retour de l’appétit pour le risque, au détriment des monnaies dites « refuges » comme le dollar. Cela montre à quel point les marchés peuvent changer de direction rapidement sur fond de nouvelles géopolitiques, au-delà des seules statistiques économiques. Ce point reste important pour le positionnement dans les prochaines semaines. Compte tenu des déclarations récentes de la BNS, qui veut empêcher un franc trop fort, les traders doivent éviter de parier trop agressivement sur une hausse du CHF contre le dollar. Le risque d’intervention de la BNS peut limiter la progression du franc. Une approche possible consiste à vendre des options d’achat (calls) sur le CHF très éloignées du prix actuel (dites « hors de la monnaie », c’est-à-dire avec un prix d’exercice peu probable à court terme), afin d’encaisser une prime tant que la hausse reste limitée. (Une option est un contrat donnant le droit d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé à l’avance; la prime est le prix payé/reçu pour ce droit.) Les titres géopolitiques influencent aussi directement la volatilité (mesure des variations de prix). Lors d’une annonce de trêve, elle peut chuter rapidement. Le VIX (indice de volatilité du CBOE, souvent appelé « baromètre de la peur » sur les actions américaines) évoluant autour de 14, l’achat d’options d’achat (calls) sur le VIX à échéance lointaine (long-dated: maturité plus éloignée) peut servir de couverture à coût réduit contre un choc inattendu. Cette stratégie offre un profil asymétrique: perte limitée si rien ne se passe, gain potentiellement élevé si la volatilité remonte brusquement. La baisse rapide du pétrole observée après la percée diplomatique de 2025 peut servir de repère. Le WTI (pétrole américain de référence) se traite au-dessus de 85 dollars le baril, sur fond d’inquiétudes d’offre signalées la semaine dernière par l’EIA (agence américaine d’information sur l’énergie). Ce précédent suggère qu’un progrès diplomatique dans des conflits mondiaux pourrait provoquer une correction marquée depuis ces niveaux élevés. Dans ce contexte, acheter des options de vente (puts) sur des contrats à terme (futures) sur le pétrole permet de se positionner sur une baisse avec un risque limité au montant de la prime. (Un future est un contrat standardisé pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé; un put gagne si le prix baisse.) Le rebond des contrats à terme sur le S&P 500 observé en 2025 est un schéma qui peut se reproduire si le risque géopolitique diminue, car les capitaux reviennent rapidement vers les actions. L’indice ayant gagné plus de 4% cette année pour évoluer près de 6.700, un catalyseur géopolitique positif pourrait alimenter une nouvelle hausse. Une façon de se positionner est d’acheter des spreads de calls (acheter un call et en vendre un autre à un prix d’exercice plus élevé) afin de réduire le coût d’entrée tout en visant une hausse supplémentaire.
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