Signaux militaires et perspectives à court terme
Il a précisé que les dernières 24 heures ont enregistré le plus faible nombre de missiles iraniens tirés. Il a aussi affirmé que les frappes américaines provoquent de nombreuses désertions en Iran (des soldats qui quittent leur unité). Il a déclaré que le président Donald Trump est prêt à conclure un accord, mais que le conflit pourrait s’aggraver sans accord. Il a ajouté que les États-Unis n’excluent pas des options comme le déploiement de troupes au sol (soldats envoyés sur le terrain), et que l’échéance pourrait être de quatre, six, huit semaines ou autre. Il a indiqué que davantage de navires traversent le détroit d’Ormuz (passage maritime stratégique par lequel transite une part importante du pétrole mondial) et que le monde doit se préparer à « monter en puissance ». Il a aussi évoqué des actions de la Russie et de la Chine. L’indice du dollar (DXY, qui mesure la valeur du dollar face à un panier de grandes devises) a reculé de 0,33% vers 100,17. Dans le tableau des changes, le dollar était le plus solide face au dollar canadien, avec USD/CAD en hausse de 0,10%, tandis que USD/EUR a perdu 0,38% et USD/GBP 0,42%.Positionnement des marchés face à un scénario binaire
Alors que les prochains jours sont présentés comme « décisifs », le calme actuel des marchés peut créer une fenêtre d’opportunité. L’enjeu est un scénario binaire (deux issues possibles) : soit un accord est trouvé, soit le conflit s’intensifie, ce qui fournirait des déclencheurs clairs pour les mouvements de marché. Nous estimons que la faible volatilité actuelle (variations de prix) ne reflète pas assez le risque d’une escalade rapide. Le pétrole est au premier plan, surtout avec la référence au détroit d’Ormuz. On se souvient que les contrats à terme sur le pétrole (prix fixé aujourd’hui pour une livraison future) avaient bondi de plus de 15% lors des premières semaines de la guerre en Ukraine en 2022, et un conflit ouvert avec l’Iran pourrait avoir un effet encore plus fort. Des données de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) publiées la semaine dernière ont montré une nouvelle baisse des stocks mondiaux d’environ 2 millions de barils, rendant le marché très sensible à tout choc d’offre (baisse imprévue de la production ou des livraisons). Le léger repli du dollar vers 100,17 sur le DXY est notable, car il va à l’encontre de son rôle habituel de valeur refuge (actif recherché en période de stress). Par le passé, l’indice du dollar était passé de 96 à 103 lors de la panique de marché de mars 2020, montrant sa capacité à monter fortement en cas de mauvaise nouvelle. Dans ce contexte, acheter des options d’achat à courte échéance sur le dollar (contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé, sur une période courte) peut servir de couverture peu coûteuse (protection du portefeuille) contre une escalade soudaine. Les marchés actions, en particulier le S&P 500 (indice des grandes valeurs américaines), semblent ignorer ces signaux en évoluant près de leurs records. Cela peut amener à envisager des options de vente sur des ETF larges (fonds cotés qui répliquent un indice) comme couverture de portefeuille. À l’inverse, les volumes sur options de l’ETF ITA, orienté aéronautique et défense, ont progressé de 9% la semaine dernière, certains investisseurs se positionnant pour une hausse du secteur liée au conflit. Le VIX, indicateur de la volatilité attendue du S&P 500 (souvent appelé « indice de la peur »), reste proche d’un niveau bas de 14,2, ce que nous jugeons trop serein au regard des avertissements. Une escalade pourrait propulser le VIX au-dessus de 20, comme cela s’est produit à plusieurs reprises durant les incertitudes de 2025. Cela suggère que des options d’achat sur le VIX (paris sur une hausse de la volatilité) peuvent offrir un effet de levier important (amplification des gains et des pertes) si les tensions s’aggravent dans les prochaines semaines.
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