Perspectives de croissance et de politique économique
Banxico (Banque centrale du Mexique) est décrit comme accommodant à court terme (prêt à soutenir l’économie via des taux plus bas). De nouvelles baisses de taux directeurs (le taux fixé par la banque centrale) seraient repoussées à 2027. Les objectifs budgétaires sont jugés atteignables. Toutefois, la hausse des dépenses sociales devrait limiter le rythme de la consolidation budgétaire (réduction progressive du déficit). Les principaux risques incluent une hausse des prix du pétrole, un ralentissement aux États-Unis et l’incertitude persistante autour de l’ACEUM. Ces facteurs devraient affecter à la fois les perspectives de croissance et la trajectoire de l’inflation. Nous anticipons que la Banque du Mexique marque une pause dans son cycle d’assouplissement (arrêt des baisses de taux), ce qui tranche avec les baisses observées fin 2025. Avec les dernières données d’inflation bimensuelles pour mars remontées à 4,9 %, Banxico a peu de chances de baisser à nouveau ses taux prochainement, contrairement à certaines attentes de marché. Les intervenants sur produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent) peuvent envisager des positions sur les contrats à terme TIIE (futures sur le taux interbancaire mexicain, un taux de référence des prêts) misant sur des taux stables jusqu’au deuxième trimestre.Idées de trading et de couverture
Les perspectives du peso sont contrastées, ce qui crée des opportunités sur les options (instruments donnant un droit d’achat/vente à un prix fixé). Des taux plus élevés plus longtemps soutiennent la devise, mais l’incertitude autour de la révision de l’ACEUM reste un frein majeur. Cela suggère d’acheter de la volatilité (parier sur des mouvements de prix plus amples) sur la paire USD/MXN, car toute annonce liée à l’accord pourrait provoquer un mouvement rapide. Les faibles prévisions de croissance incitent à la prudence sur les actions mexicaines. Les dernières données de production manufacturière de l’INEGI (institut national de statistiques) ont montré un deuxième mois consécutif de contraction, ce qui renforce le scénario de ralentissement. On peut utiliser des options de vente (puts, qui profitent d’une baisse) sur l’indice boursier IPC pour se couvrir contre cette faiblesse attendue de l’investissement et de l’industrie. La hausse des prix du pétrole représente un risque direct pour l’inflation, le brut WTI (pétrole américain de référence) se maintenant au-dessus de 85 dollars le baril. Cette tendance devrait continuer à alimenter les prix à la consommation, renforçant la prudence de Banxico sur la politique monétaire (pilotage des taux et de la liquidité). Les investisseurs peuvent envisager des options d’achat (calls, qui profitent d’une hausse) sur le pétrole comme couverture contre cette pression inflationniste qui pourrait affecter d’autres actifs.
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