Risque d’intervention en hausse
TD Securities voit un risque plus élevé d’action concrète sur le marché des changes en cas de mouvement durable et spéculatif vers 162–164. Cette zone pourrait être le niveau auquel les autorités seraient plus enclines à utiliser les réserves de change (devises détenues par l’État pour intervenir) de manière plus énergique. La note ajoute qu’un conflit qui s’éternise pourrait déplacer l’attention du marché de l’inflation vers un choc de croissance (ralentissement économique brutal). Dans ce cas, le dollar pourrait encore monter, les investisseurs recherchant la sécurité, et le ministère japonais des Finances pourrait économiser ses réserves jusqu’à ce que les mouvements deviennent plus marqués et plus proches de 162–164, plutôt que de réagir dès 160. Avec l’USD/JPY au-delà de 161,50, les avertissements verbaux des responsables japonais atteignent leur plus haut niveau depuis des années. Cette communication répétée traduit une forte irritation, mais elle ne devrait pas, à elle seule, freiner la hausse du dollar. Le soutien de fond vient d’une économie américaine solide et de l’attrait du dollar comme valeur refuge. La raison principale de la faiblesse du yen reste l’écart très important de taux d’intérêt entre les États-Unis et le Japon. Malgré la légère hausse des taux de la Banque du Japon l’an dernier, l’écart de politique monétaire reste net, les taux américains demeurant supérieurs de plus de 4,5 points. Cela rend rentable une stratégie consistant à emprunter en yen pour acheter des dollars (carry trade, opération de « portage »), ce que de simples menaces verbales ont du mal à inverser.Surveillance de la volatilité des options
En revenant sur les interventions de 2024, les autorités ont dépensé plus de 9 000 milliards de yens lorsque les mouvements étaient jugés trop rapides et trop spéculatifs. Le positionnement actuel en tient compte : selon les dernières données de la CFTC (autorité américaine qui publie les positions des traders), les positions spéculatives nettes vendeuses sur le yen dépassent 150 000 contrats. Un tel positionnement extrême est précisément ce que les autorités visent quand elles décident d’intervenir. Pour les intervenants sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux de change), cela signifie que la volatilité implicite des options USD/JPY (volatilité anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options) pourrait fortement augmenter à l’approche de 162–164. Le risque d’une baisse brutale de 3 à 5 yens est réel, ce qui rend pertinentes des stratégies visant à profiter d’une hausse de volatilité, ou l’achat d’une protection à la baisse, comme des puts USD / calls JPY (options donnant le droit de vendre des dollars ou d’acheter des yens). Ces options prennent de la valeur en cas d’action soudaine des autorités. Les traders devraient donc éviter de vendre des options et d’être « short volatilité » (parier sur une volatilité faible) dans les prochaines semaines. Une approche possible consiste à acheter des puts hors de la monnaie sur l’USD/JPY (options de vente à un prix d’exercice éloigné du cours, moins chères) comme couverture à moindre coût contre une intervention surprise. Cela permet de rester exposé à la tendance haussière tout en limitant le risque d’un retournement brusque provoqué par le ministère des Finances.
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