Risque iranien et détroit d’Ormuz
Le Corps des gardiens de la révolution islamique a averti qu’il pourrait viser des entreprises américaines dans la région à partir du 1er avril. Une commission parlementaire a aussi approuvé des plans visant à imposer des droits de passage (un péage) aux navires traversant le détroit d’Ormuz. L’or était décrit comme sous pression, en raison d’attentes de taux d’intérêt élevés plus longtemps (l’idée que les taux restent hauts pendant une période prolongée) et d’une demande solide pour le dollar. Le métal se dirigeait vers son pire recul mensuel depuis octobre 2008. L’outil CME FedWatch (un indicateur qui estime, à partir des prix de marché, ce que les investisseurs anticipent pour les décisions de la Fed) montrait des attentes d’un maintien des taux de la Réserve fédérale dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 % jusqu’en 2026. Sur le plan technique, le XAU/USD évoluait au-dessus de la moyenne mobile simple (SMA, une moyenne des prix sur une période donnée) à 50 périodes, à 4 494 $, avec une résistance (zone de prix où la hausse bute souvent) près de 4 600 $ et la SMA 100 périodes à 4 773 $. Les supports (zones de prix où le marché trouve souvent un plancher) se situaient autour de 4 300–4 400 $, ainsi qu’un creux de mars (plus bas atteint lors d’un mouvement précédent) proche de 4 100 $. Les banques centrales ont ajouté 1 136 tonnes d’or, pour environ 70 milliards de dollars, en 2022, un record annuel. L’or évolue souvent à l’inverse du dollar et des emprunts d’État américains (US Treasuries, obligations émises par l’État américain, considérées comme une référence mondiale).Configuration de marché et surveillance d’une sortie de range
Nous estimons que l’or est pris dans un rapport de force, avec un prix autour de 4 618 $. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient soutiennent le marché, mais la perspective d’une Fed maintenant des taux élevés limite toute hausse marquée. Cette hésitation peut créer des opportunités pour les traders capables d’intervenir dans les deux sens. La situation avec l’Iran restera un facteur clé dans les prochaines semaines. Malgré des espoirs de désescalade, des données récentes montrent que le volume de navigation passant par le détroit d’Ormuz a reculé de 15 % au premier trimestre 2026, ce qui maintient les prix du pétrole et les primes de risque (le surcoût exigé par les investisseurs en raison de l’incertitude) à des niveaux élevés. Il faudra surveiller tout signal clair d’apaisement, qui pourrait rapidement retirer un soutien important au prix actuel de l’or. À l’inverse, la position de la Fed constitue un frein majeur. La dernière inflation américaine s’est établie à 3,1 %, légèrement au-dessus des prévisions, et le dernier rapport sur l’emploi a montré 250 000 créations d’emplois, un chiffre solide. Ces données confortent l’idée que la Fed maintiendra ses taux dans la fourchette 3,50 %–3,75 % pour une période prolongée, ce qui rend l’or, qui ne rapporte pas d’intérêt (actif sans rendement), moins attractif. Il faut aussi prendre en compte la demande des institutions officielles. Le record d’achats des banques centrales de 1 136 tonnes en 2022 a été suivi d’achats supplémentaires, avec 250 tonnes de plus au dernier trimestre 2025. Cette demande récurrente peut fournir un plancher de long terme, mais elle se heurte à la vigueur du dollar. Dans ce contexte, une sortie de la fourchette actuelle semble proche. Les traders pourraient recourir à des options (instruments financiers donnant le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour se positionner sur un mouvement dans un sens ou dans l’autre, par exemple en achetant des options d’achat (« call », une option qui profite d’une hausse) en cas de dépassement net de la résistance à 4 600 $. À l’inverse, une rupture du support à 4 494 $ pourrait inciter à acheter des options de vente (« put », une option qui profite d’une baisse), avec un objectif vers 4 300 $.
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