Hausse du dollar portée par l’aversion au risque
Les statistiques américaines ont aussi soutenu le dollar. ADP (enquête privée sur l’emploi dans le secteur privé) a fait état de 62 000 créations d’emplois en mars, contre 40 000 attendues et 66 000 précédemment. L’indice ISM manufacturier (PMI, indicateur d’activité industrielle; au-dessus de 50 = expansion) est ressorti à 52,7, contre 52,5 attendu et 52,4 auparavant. L’euro a reculé tandis que les prix du pétrole montaient avec les nouvelles craintes liées au conflit. Un pétrole plus cher pèse souvent sur l’euro, car l’UE dépend fortement des importations de pétrole pour son énergie.Stratégies sur produits dérivés en cas d’euro plus faible
L’euro subit la pression des prix de l’énergie, un problème récurrent pour une zone dépendante des importations. Avec le Brent (référence du pétrole en Europe) au-dessus de 85 dollars le baril, plus haut que de nombreuses prévisions du 1er trimestre, la pression sur l’économie européenne augmente. C’est une raison majeure de la faiblesse de l’EUR/USD autour de 1,0850. Pour les investisseurs sur dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici la paire EUR/USD), ce scénario suggère une poursuite de la faiblesse à court terme. Acheter des options de vente (“put”, qui gagne de la valeur si le cours baisse) avec un prix d’exercice autour de 1,0750 peut être une approche prudente pour profiter d’une baisse supplémentaire. Cette stratégie fixe à l’avance la perte maximale (limitée à la prime payée). La volatilité (ampleur des variations de prix) a aussi augmenté avec les perturbations du transport maritime en mer Rouge, ce qui maintient les primes d’options (leur coût) à un niveau élevé. Cela rend l’achat d’options plus cher, mais reflète aussi une probabilité plus forte de mouvements rapides, susceptibles de rendre ces options profitables. Surveiller la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite des prix des options) reste essentiel pour choisir un bon point d’entrée. Une autre approche, pour ceux qui sont moins pessimistes, consiste à vendre des spreads de call hors de la monnaie (“out-of-the-money”, options d’achat dont le prix d’exercice est au-dessus du cours actuel). Un spread de call (vente d’un call et achat d’un autre call à un prix d’exercice plus élevé pour plafonner le risque) est gagnant si l’EUR/USD reste stable ou baisse, en pariant qu’il ne franchira pas des résistances importantes dans les prochaines semaines. Par exemple, vendre un spread de call au-dessus de la résistance à 1,0980 peut permettre d’encaisser une prime.
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