Marchés de l’énergie et stabilité financière
Panetta a estimé que des fragilités existantes pourraient servir de canaux d’amplification des chocs. Il a précisé que certains intermédiaires financiers non bancaires (acteurs comme des fonds d’investissement ou des sociétés de gestion, hors banques) utilisent un effet de levier (recours à l’endettement pour augmenter l’exposition) et disposent de liquidités (réserves rapidement mobilisables) qui pourraient être insuffisants en période de stress aigu (forte tension de marché). Il a ajouté que la force du dollar, la hausse des taux à long terme (rendements des obligations à longue maturité) et les sorties de capitaux des pays émergents (retraits d’investissements) traduisent une préférence accrue pour les actifs jugés plus sûrs. Il a indiqué que la perception des finances publiques italiennes s’est améliorée malgré les tensions géopolitiques actuelles. Il a enfin déclaré que les scénarios défavorables de la BCE, qui supposent un retour à la normale de l’approvisionnement énergétique et une reprise entre le quatrième trimestre 2026 et 2027, semblent désormais plus probables. Après ces propos, l’EUR/USD reculait de 0,5% près de 1,1530. Les inquiétudes sur l’impact des marchés de l’énergie sur la stabilité financière, présentes tout au long de 2025, restent d’actualité. Même si les prix du gaz naturel néerlandais TTF (principal prix de référence du gaz en Europe) évoluent autour de 45 € par mégawattheure, loin des records, l’inflation en zone euro demeure élevée. La dernière estimation rapide d’Eurostat pour mars 2026 a fait ressortir une inflation de 2,8%, maintenant la pression sur la Banque centrale européenne.Taux, croissance et positionnement de marché
Les indicateurs avancés confirment le ralentissement redouté de l’économie réelle. Le dernier indicateur de confiance des consommateurs GfK en Allemagne (enquête mesurant le moral des ménages), baromètre suivi par les marchés, a légèrement reculé à -28,5 dans sa prévision d’avril, signalant un pessimisme persistant. Cela suggère de rester prudent sur une exposition à la hausse des indices boursiers européens, tandis que le prix des options (leur coût, qui reflète l’incertitude) devrait intégrer une probabilité plus élevée de croissance atone (faible ou nulle). La pression sur les obligations d’État des pays très endettés est un sujet central. L’écart de rendement entre les obligations italiennes à 10 ans et les obligations allemandes équivalentes s’est de nouveau creusé à 165 points de base (1,65 point de pourcentage), signe que les investisseurs exigent toujours une rémunération supplémentaire pour détenir de la dette italienne. La recherche de sécurité continue de dominer, la vigueur du dollar traduisant cette phase « aversion au risque » (les investisseurs réduisent les actifs risqués). L’EUR/USD s’échange désormais près de 1,0750, nettement en dessous des niveaux plus élevés observés les années précédentes, conséquence directe de cette préférence pour les actifs jugés plus sûrs. Cela rend plus difficile de parier sur une hausse de l’euro.
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