Jobs Data And Fed Watch
Les données américaines à suivre incluent les « non-farm payrolls » de demain (créations d’emplois hors secteur agricole, principal indicateur mensuel de l’emploi), après un chiffre ADP (estimation privée des emplois dans le secteur privé) de 62 000. L’indice ISM de l’emploi dans l’industrie manufacturière (enquête auprès d’entreprises; sous 50 = baisse) s’est établi à 48,7 en mars. Le consensus sur les créations d’emplois hors secteur agricole est de 65 000, la prévision de l’équipe macro d’ING est de 60 000, et le « whisper number » de Bloomberg (estimation officieuse, souvent plus proche du positionnement du marché que le consensus) est de 40 000. Le taux de chômage est attendu à 4,4% et toute hausse pourrait provoquer une réaction des marchés. Une liquidité réduite (moins d’échanges, mouvements de prix parfois plus brusques) est attendue demain et lundi en raison des congés de Pâques. Nous constatons un renforcement du dollar américain avec le retour d’un climat « risk-off ». Le regain de tensions en mer de Chine méridionale inquiète les investisseurs et pousse le VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur ») à 19, son plus haut niveau ce trimestre. Ce contexte favorise les valeurs dites « refuge » comme le dollar.Options Positioning And Volatility
Les prochaines déclarations de responsables de la Fed et le rapport sur l’emploi de vendredi sont désormais au centre de l’attention. Le gouverneur de la Fed Christopher Waller a insisté cette semaine sur la nécessité de rester patient concernant des baisses de taux, ce qui rend les chiffres de l’emploi déterminants pour l’évaluation de la Fed. Toute surprise pourrait modifier nettement les anticipations de taux (attentes du marché sur l’évolution des taux directeurs). Le consensus pour les créations d’emplois hors secteur agricole de demain est de 180 000, en léger ralentissement après 210 000 en février. Nous partageons l’idée que le taux de chômage resterait stable à 3,9%. Un passage au-dessus de 4% pourrait inquiéter les marchés et renforcer les anticipations d’un changement de cap de la Fed (pivot: passage d’une politique restrictive à une politique plus accommodante). Cela rappelle la forte volatilité observée sur l’énergie en 2022 après l’invasion de l’Ukraine. Les options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé) sur le pétrole et le gaz naturel avaient alors offert des opportunités en période d’incertitude. Dans ce contexte, certains investisseurs peuvent envisager des options d’achat (call: droit d’acheter, utile si les prix montent) sur des ETF énergie (fonds indiciels cotés) pour se couvrir ou profiter d’un possible bond des coûts de transport et des prix des matières premières. Avec la hausse du VIX, la volatilité implicite (volatilité anticipée, intégrée dans le prix des options) progresse, rendant les options de vente de protection (put: droit de vendre, utile si le marché baisse) plus chères. Certains peuvent se tourner vers des « put debit spreads » (stratégie combinant l’achat d’un put et la vente d’un autre put à un prix d’exercice différent, afin de réduire le coût tout en limitant le gain maximal) sur des indices comme le S&P 500 pour encadrer le risque et diminuer le coût d’entrée. Cela permet de se positionner à la baisse avec une utilisation du capital plus efficace (moins de prime payée, risque plafonné).
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