Comprendre « appétit pour le risque » et « aversion au risque »
Sur les marchés, « appétit pour le risque » et « aversion au risque » décrivent le niveau de risque que les investisseurs acceptent. En phase d’appétit pour le risque, l’optimisme domine et la demande augmente pour des actifs plus risqués. En phase d’aversion au risque, la prudence l’emporte et les investisseurs privilégient des actifs considérés comme plus sûrs. En période d’appétit pour le risque, les actions montent souvent, la plupart des matières premières (sauf l’or) peuvent progresser, et les devises des pays exportateurs de matières premières peuvent se renforcer, tout comme les cryptomonnaies. En période d’aversion au risque, les obligations — surtout les dettes d’État des grands pays (titres publics) — ont tendance à monter, l’or peut bien se comporter, et le dollar américain, le yen japonais et le franc suisse sont souvent recherchés. Les devises souvent associées à l’appétit pour le risque incluent le dollar australien, le dollar canadien et le dollar néo-zélandais, ainsi que le rouble et le rand sud-africain. Les devises souvent associées à l’aversion au risque incluent le dollar américain, le yen japonais et le franc suisse. Avec cette menace directe de l’Iran, le marché est désormais clairement en aversion au risque. Le CBOE Volatility Index (VIX, indice de volatilité qui mesure la nervosité du marché sur les actions américaines, souvent appelé « baromètre de la peur ») a bondi de plus de 30% à 22. Le pétrole Brent a aussi gagné 5% pour s’échanger au-dessus de 95 dollars le baril, un plus haut de plus d’un an, sur fond de craintes de perturbation de l’offre mondiale. Comme attendu dans un environnement d’aversion au risque, les flux se dirigent vers des monnaies dites « refuges » (devises jugées plus sûres en période de stress). Le dollar se renforce, l’indice DXY franchissant 100,50, les investisseurs cherchant la sécurité de la dette publique américaine. Une demande comparable soutient le yen et le franc suisse, tous deux en hausse face aux principales devises.Conséquences pour les devises et la volatilité
À l’inverse, les devises liées à la croissance mondiale et aux exportations de matières premières reculent nettement. Le dollar australien a perdu plus de 1,2% face au dollar américain, les opérateurs anticipant une baisse de la demande en matières premières. Cette pression pourrait se poursuivre sur des devises comme le dollar canadien et le dollar néo-zélandais si les tensions restent élevées. Cette situation rappelle les perturbations du transport maritime observées en mer Rouge fin 2024 et en 2025. Même des conflits localisés peuvent maintenir des pressions inflationnistes (hausse durable des prix) via les chaînes d’approvisionnement mondiales (réseaux de production et de transport). Les opérateurs doivent intégrer une prime de risque géopolitique plus élevée (surcoût exigé par les investisseurs face à l’incertitude), d’autant que l’assurance « risques de guerre » pour les navires passant par le détroit d’Ormuz a déjà fortement augmenté.
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