Comprendre le « risk-on » et le « risk-off »
Les termes « risk-on » et « risk-off » décrivent l’appétit pour le risque des investisseurs. – En phase « risk-on », les investisseurs privilégient les actifs plus risqués, comme les actions. – En phase « risk-off », ils se repositionnent vers des actifs jugés plus sûrs. En « risk-on », les actions montent souvent, certaines matières premières progressent, les devises liées aux matières premières se renforcent fréquemment, et les cryptomonnaies peuvent aussi augmenter. En « risk-off », les obligations (titres de dette), l’or, et des devises dites « refuges » (perçues comme plus stables) comme le dollar américain, le yen japonais et le franc suisse ont tendance à être recherchés. Parmi les devises souvent associées au « risk-on », on trouve le dollar australien, le dollar canadien et le dollar néo-zélandais, ainsi que le rouble et le rand sud-africain. À l’inverse, le dollar américain, le yen et le franc suisse sont souvent liés au « risk-off », soutenus par la demande d’obligations d’État (dette publique) et par une perception de stabilité. Ces attaques ont ravivé un climat typiquement « risk-off », avec une réévaluation rapide du risque géopolitique. L’indice DXY progresse alors que les investisseurs recherchent des valeurs refuges, un schéma déjà observé lors des secousses de marché de 2025. Ce mouvement vers la qualité (achats d’actifs jugés plus sûrs) suggère une incertitude durable dans les prochaines semaines. Dans ce contexte, les devises refuges comme le dollar, le yen et le franc suisse devraient rester soutenues. Des stratégies via options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé à l’avance) profitant d’un dollar plus fort, comme l’achat d’options d’achat (« call », option qui permet d’acheter) sur le DXY, paraissent plus attractives. Cette approche avait déjà été efficace lors des tensions sur le secteur bancaire en 2023.Volatilité de l’énergie et couverture
La zone touchée place directement les marchés de l’énergie au centre de l’attention, ravivant les craintes sur l’offre. Le Brent (pétrole de référence en Europe) a déjà bondi de plus de 8% à 107 dollars le baril, un plus haut depuis le troisième trimestre 2022. Les investisseurs utilisant des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme le pétrole) peuvent envisager des options d’achat sur les contrats à terme de pétrole (futures, contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard) et sur des ETF du secteur énergie (fonds cotés répliquant un indice ou un panier d’actions), qui pourraient en bénéficier. La hausse des tensions se reflète aussi dans la volatilité, avec le VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent considéré comme un baromètre de la peur) passant de 14 à plus de 22 en deux séances. L’or joue également son rôle de valeur refuge, dépassant 2.500 dollars l’once. L’achat d’options d’achat sur le VIX ou de contrats à terme sur l’or peut offrir une couverture (protection) contre une nouvelle montée de la nervosité. À l’inverse, les devises liées à la croissance mondiale devraient souffrir. Le dollar australien a déjà reculé à 0,63 face au dollar américain, alors que la demande de matières premières industrielles est remise en question. Des stratégies visant à profiter d’une baisse de ces devises, comme l’achat d’options de vente (« put », option qui permet de vendre) sur la paire AUD/USD (taux de change dollar australien/dollar américain), peuvent être envisagées. Les marchés actions devraient rester sous pression tant que l’incertitude persiste. Les investisseurs anticipaient déjà un ralentissement des baisses de taux de la Réserve fédérale (banque centrale américaine), et ce conflit ajoute un frein supplémentaire. Des options de vente sur indices (contrats liés à un indice boursier) comme le S&P 500 ou le Nasdaq 100 peuvent servir à couvrir un portefeuille contre une baisse.
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