Risque géopolitique et prix de l’énergie
Le risque de conflit maintient la crainte de perturbations dans le détroit d’Ormuz et soutient les prix du pétrole. Une énergie plus chère alimente aussi l’inflation (hausse générale des prix) et pèse sur la croissance. Les marchés s’attendent désormais à ce que la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) laisse ses taux inchangés à 3,50%–3,75% cette année, alors qu’ils anticipaient auparavant au moins deux baisses, selon CME FedWatch (outil qui mesure les probabilités de décisions de la Fed à partir des contrats à terme sur taux). Des responsables de la Fed indiquent que la politique monétaire devrait rester inchangée un certain temps, l’accent étant mis sur les anticipations d’inflation (ce que ménages et entreprises pensent que l’inflation sera). Sur le graphique en 4 heures, l’or n’a pas réussi à se maintenir au-dessus de la moyenne mobile simple (SMA, moyenne des prix sur une période donnée) à 100 périodes, proche de 4 711 dollars, et affiche un « drapeau baissier » (figure technique qui peut annoncer une poursuite de la baisse après une consolidation). Le support (zone de prix où la demande tend à freiner la baisse) se situe vers 4 600 dollars puis autour de 4 534 dollars, près de la moyenne mobile à 50 périodes, avec un risque de repli vers 4 200–4 000 dollars. La résistance (zone où l’offre peut freiner la hausse) se situe à 4 711 dollars, puis 4 800 dollars et autour de 5 000 dollars. Les banques centrales ont ajouté 1 136 tonnes d’or, pour environ 70 milliards de dollars, en 2022, un record annuel.Configurations sur les options et volatilité
L’or est tiraillé, ce qui peut offrir des opportunités sur les options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé). L’incapacité des vendeurs à maintenir l’or sous 4 600 dollars montre une forte demande liée au risque géopolitique. En face, l’engagement de la Fed à garder des taux élevés est un frein important à une hausse marquée. Le ton « hawkish » de la Fed (restrictif, favorable à des taux plus élevés pour lutter contre l’inflation) est conforté par les dernières statistiques. L’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) de mars 2026 est ressorti au-dessus des attentes, à 3,8% sur un an, ce qui renforce l’idée que la Fed maintiendra son taux directeur (principal taux de la banque centrale) à 3,75% plus longtemps. Cette « perte d’intérêt » à détenir un actif sans rendement comme l’or (qui ne verse ni coupon ni dividende) pourrait limiter la progression dans les prochaines semaines. En parallèle, la situation au Moyen-Orient reste très tendue, ce qui attire des acheteurs à chaque repli. De récentes images satellites confirment une hausse des patrouilles navales près du détroit d’Ormuz, rendant la rhétorique du président Trump plus concrète. Une escalade soudaine pousserait probablement l’or au-delà des résistances à court terme, même si les taux restent élevés. Cette incertitude se voit aussi sur le marché des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent), où la volatilité implicite monte. La volatilité implicite (niveau de variation attendu par le marché, intégré dans le prix des options) progresse, et l’indice CBOE Gold Volatility Index (GVZ, baromètre de la volatilité attendue sur l’or via les options) a atteint un plus haut de six mois, signe que les opérateurs anticipent un mouvement important dans un sens ou dans l’autre. Dans ce contexte, des stratégies visant à profiter de la volatilité, comme l’achat d’un straddle (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice) ou d’un strangle (achat d’un call et d’un put à des prix d’exercice différents), peuvent être pertinentes. Sur le plan directionnel, les niveaux techniques servent de repères. Une cassure nette sous la moyenne mobile à 50 périodes, proche de 4 534 dollars, pourrait ouvrir la voie à un objectif vers 4 200 dollars via des options de vente (« puts », droit de vendre). À l’inverse, une hausse durable au-dessus de 4 711 dollars, sur fond d’aggravation du conflit, pourrait justifier des positions haussières via des options d’achat (« calls », droit d’acheter). L’épisode d’inflation de 2022 a rappelé qu’un choc sur l’énergie peut pousser les banques centrales à maintenir une politique restrictive. Dans le même temps, en 2022 et 2023, les banques centrales ont été des acheteurs majeurs d’or. Cette demande officielle de long terme peut constituer un plancher fondamental (niveau soutenu par des achats structurels), même si la Fed reste restrictive.
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